La belle histoire de la cabine téléphonique de Mojave

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La belle histoire de la cabine téléphonique de Mojave
La belle histoire de la cabine téléphonique de Mojave

Africa-Press – Gabon. Située à 20 kilomètres de la route la plus proche, cette cabine téléphonique avait été placée en 1948 pour les mineurs en plein désert. Elle a fonctionné jusqu’en 2000 et Hollywood en a fait un film. Aujourd’hui, son numéro de téléphone fonctionne encore, mais renvoie vers un système de conférence vocale.

En 2050, les outils de communications seront plus efficaces mais invisibles Quels moyens de communications utiliserons-nous en 2050 ? Les outils se seront mieux adaptés à nos modes de vie et nous-mêmes, nous saurons mieux en tirer profit. Nos habitudes de 2017 nous paraîtront désuètes, voire ridicules. Le secret des communication du futur est en nous…

Connaissez-vous l’histoire de la cabine téléphonique du désert des Mojaves ? Placée au milieu de nulle part, elle est devenue une des cabines les plus connues au monde. Elle a été installée en 1948 à la frontière entre la Californie et le Nevada, à proximité de mines de scories. Située au croisement de deux chemins, à une vingtaine de kilomètres de la route la plus proche, elle permettait aux mineurs de contacter le monde extérieur.

La ligne téléphonique était référencée sous le nom « Cinder Peak 2 ». À l’origine, la cabine contenait un téléphone à manivelle, mais celui-ci a été remplacé par un téléphone à cadran dans les années 1960, puis par un modèle à touches dans les années 1980. La cabine est tombée plus ou moins dans l’oubli, mais continuait d’être indiquée sur les cartes.


Une curiosité qui a attiré les foules

Cette indication, qui semblait incongrue au milieu de nulle part, attirait de temps à autre des curieux. En 1997, un des visiteurs a relaté son expérience dans un fanzine d’un girl group, ce qui a attiré l’attention d’un des lecteurs, Godfrey Daniels. Il a décidé d’appeler la cabine tous les jours afin de voir si elle existait. Moins d’un mois plus tard, il a eu une réponse lorsque Lorene Caffee, opératrice de la mine locale, s’est rendue à la cabine pour passer des appels. Godfrey Daniels était tellement surpris qu’elle existait vraiment qu’il a décidé de se rendre sur place deux mois plus tard.

Sur son site Web, il décrit le moment où il découvre la cabine. « C’était exactement comme je l’avais imaginé : un poste de communication isolé au bout d’une longue, très longue chaîne de poteaux téléphoniques. Toutes ses vitres avaient été détruites, mais je le trouvais beau. À ce moment-là, j’avais envie de ne jamais partir. » À partir de là, la cabine a connu une popularité grandissante, et a attiré l’attention des médias. Les gens ont commencé à appeler la cabine ou à affluer sur place. Certains y ont même organisé des évènements, comme un homme qui a campé sur place pendant un mois pour lire des versets de la Bible aux appelants.

Une cabine qui a marqué la culture populaire

La cabine étant située dans la Mojave National Preserve, les gérants ont commencé à voir d’un mauvais œil cette fréquentation qui dégradait le site. Lorsqu’ils sont tombés sur un feu de camp laissé sans surveillance, ils ont contacté l’opérateur Pacific Bell pour lui demander de retirer la cabine. Le 17 mai 2000, « la cabine la plus isolée sur Terre » n’existait plus. L’engouement autour de la cabine a perduré encore un temps, et certains ont érigé une pierre tombale sur son emplacement, mais celle-ci a aussi été retirée.

La cabine téléphonique du désert des Mojaves a laissé des traces dans la culture populaire. En 2006, le film Mojave Phone Booth suit quatre personnages, dont les histoires sont toutes reliées par la cabine. Elle est également le sujet du court métrage Dead Line et du documentaire Mojave Mirage. Elle a aussi servi d’inspiration pour une partie du livre The Overton Window de Glenn Beck. Cette année encore, au Canada, Guillaume Saindon a mis en place une œuvre artistique baptisée Cabine/Traces. Le public entre un à un dans une cabine téléphonique et peut entendre les histoires de personnes ayant visité la cabine des Mojaves.

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