Africa-Press – Gabon. Si certains préconisent l’arrangement à l’amiable, d’autres responsables d’établissements d’enseignement supérieur lésés menacent désormais de poursuites judiciaires l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG) qui a récemment effectué plusieurs réorientations d’étudiants dans des grandes écoles et universités publiques, alors que ceux-ci avaient été orientés depuis septembre dernier par le Secrétariat de l’orientation scolaire et universitaire (Sosup).
Deux institutions de l’État, l’ANBG et le Sosup, semblent lancées dans un bras de fer ces derniers mois, ainsi que le révèle le quotidien l’Union ce mardi 31 janvier. Sans tenir compte des risques encourus par les étudiants, principales victimes de cette guéguerre, la première marche clairement sur les platebandes de la seconde, au point qu’elle est désormais menacée de poursuites judiciaires par certains chefs d’établissements. Au centre de l’affaire : les réorientations d’étudiants effectuées par l’ANBG, alors que ceux-ci avaient déjà été orientés depuis septembre dernier par le Sosup. Or, les étudiants qui refuseraient de se plier aux exigences de l’ANBG risquent de perdre leur bourse.
Dans les établissements d’où plusieurs étudiants sont finalement extraits de force, on crie au scandale, non sans solliciter l’intervention des autorités sur cette situation pour le moins préjudiciable. «Le préjudice est tel que l’enfant a déjà son uniforme dûment payé, une inscription et les supports de cours également payés par les parents. Qui rembourse l’argent ? Qu’en est-il du préjudice financier subi par les établissements ? Qui paie la scolarité de cet étudiant dans l’établissement de départ ?» questionne le Pr Daniel Franck Idiata chez nos confrères de l’Union.
Si le président de la Conférence gabonaise des grandes écoles et universités du privé avait déjà évoqué son malaise sur le plateau de l’émission Le Grand Mbandja sur Gabon 1ère il y a quelque temps, il assure pourtant être de ceux qui souhaitent une issue favorable à ce litige, donc en dehors des tribunaux, contrairement à d’autres. «En tant que président de la Conférence, moi j’opte plutôt pour calmer le jeu. Nous sommes des partenaires de l’État, nous n’avons aucun intérêt à ce que ce problème aboutisse à de telles extrémités. Je pense et je souhaite que l’ANBG revienne à la raison et règle ce problème», a confié le Pr Idiata.
Au moment où d’autres responsables d’établissements semblent avoir opté pour l’intervention du Sénat, du Conseil d’État et même du procureur de la République, les plus pacifiques affirment avoir ouvert les discussions avec les autorités. «Nous avons été reçus en décembre dernier par le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur, Pr Mambenga qui, de son côté, pense que le Sosup a raison», rapporte le patron du Groupe EM-Gabon.
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