Africa-Press – Gabon. Quartier Malaba, la route qui relie les PK 11 et 12 se trouve actuellement dans un état de délabrement tel que les populations et usagers de la route en appellent à une intervention urgente. Défoncée et abîmée, sans caniveaux, trottoirs ni signalisation, cette situation a depuis plusieurs années atteint la côte d’alerte, sous l’indifférence générale, notamment l’inaction des autorités et services compétents. Qui pour sauver les populations d’ici, abandonnées à leur triste sort et pitoyable quotidien.
Toujours densément fréquentée et plus ou moins entretenue par le passé, la route de Malaba n’est désormais plus que l’ombre d’elle-même, parsemée de cratères et de poubelles. Les automobilistes doivent manœuvrer avec précaution pour éviter d’endommager leurs véhicules ; tandis que les piétons côtoient détritus, odeurs nauséabondes, poussière et boue sur des trottoirs introuvables.
La dégradation très prononcée de cette route morte, complique les déplacements quotidiens des habitants qui ont du mal à rallier leurs différents lieux de travail, l’école pour les élèves, faute de taxis, voire de clandos de plus en plus rares, ou en tous autres endroits utiles, notamment aux heures de pointe.
« Je partage mon expérience. J’étais enceinte et lorsque les contractions ont commencé, j’ai accouché dans le taxi, avant d’arriver à l’hôpital, car l’état de la route empêchaient le chauffeur d’accélérer. Je ne suis pas la seule dans ce cas, plusieurs autres accouchements ont déjà été enregistrés dans des taxis à cause de cette route », a confié Chimène Obame qui habite de Mélen.
Sur cette piste d’éléphants, les accidents de la route se sont d’ailleurs multipliés, les premiers secours peinant souvent à accéder rapidement aux zones touchées en cas d’urgence. L’insécurité s’y est accrue, l’éclairage public faisant défaut. C’est un vrai calvaire au quotidien.
« Je ne sais pas quels péchés nous avons commis dans ce quartier pour être ainsi abandonnés, condamnés par l’Etat. Si je savais, je n’aurais pas dû investir dans ce quartier perdu et oublié », a fulminé Jacques Ngouanga, un chef de famille et enseignant de formation.
Face à cette situation alarmante, les résidents de Malaba et Mélen appellent les autorités locales à intervenir rapidement. Ils demandent une évaluation de l’état de la route et des travaux de réhabilitation urgents pour garantir la sécurité et le bien-être de la population.
« Je vous assure que cette route est vraiment difficile. Les taxis hésitent à nous prendre à cause de son état. Nous demandons aux autorités de la réparer. Il y a des jeunes qui essaient de casser les cailloux pour améliorer la situation, mais cela reste insuffisant », plaide Rigobert Mintsa, résidant à Malaba.
Entre Malaba et Mélen, la route est un enjeu majeur pour les habitants de ces quartiers. Il est impératif que des mesures soient prises rapidement afin de restaurer la sécurité et améliorer la qualité de vie dans cette partie de Libreville.
Elliott Ana Merveille et Frida Dodo





