Africa-Press – Gabon. Vingt-quatre expatriés, principalement originaires du Tchad, du Burkina Faso et du Cameroun, ont été arrêtés le samedi 1er août à Ndjolé, dans le département de l’Abanga-Bigné, pour trafic illégal d’or et séjour irrégulier. Plusieurs d’entre eux sont des récidivistes âgés de 25 à 40 ans. Ils opéraient sur un site aurifère clandestin situé en pleine forêt, dans le village d’Engoungoum, à environ 75 km de la brigade de gendarmerie locale.
À Ndjolé, dans le Moyen-Ogooué, l’arrestation de vingt-quatre orpailleurs illégaux s’inscrit dans le cadre d’une opération coup de poing menée par les forces de l’ordre sur la base de renseignements fournis par la population locale.
Dans ce contexte, la majorité des personnes arrêtées n’étaient pas en règle vis-à-vis de la loi en ce qui concerne les titres de séjour. Ces interpellations avaient pour objectif de lutter contre l’exploitation illégale des ressources naturelles, notamment l’or, et contre la présence irrégulière d’étrangers sur le territoire gabonais.
Douze motos utilisées pour faire la navette entre le site forestier d’orpaillage et la ville ont également été saisies. Cette logistique, explique une source proche du dossier relayée par l’Agence gabonaise de presse, permettait vraisemblablement aux trafiquants d’acheminer rapidement l’or extrait vers des réseaux de revente. Ce trafic illicite inflige au Gabon de graves pertes économiques et des dommages durables à l’environnement.
Les personnes arrêtées seront présentées devant les autorités judiciaires compétentes dans les jours à venir. Elles devront répondre des chefs de trafic d’or illégal et de séjour irrégulier. Pour les autorités, cette action s’inscrit dans une lutte plus large menée par le gouvernement pour protéger les ressources naturelles, réduire le commerce illicite et assurer le respect des lois sur le séjour des étrangers.
Ce type d’opération est récurrent à Ndjolé, point stratégique du trafic illégal de minerais précieux. Par ailleurs, l’exploitation clandestine d’or cause des pertes économiques évaluées à plusieurs milliards de francs CFA par an, tout en engendrant des dommages graves sur l’environnement, à l’exemple de la déforestation massive et de la pollution des cours d’eau.
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