La CEDEAO déploie une force de stabilisation en Guinée-Bissau pour conjurer le spectre d’un nouveau putsch

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La CEDEAO déploie une force de stabilisation en Guinée-Bissau pour conjurer le spectre d’un nouveau putsch
La CEDEAO déploie une force de stabilisation en Guinée-Bissau pour conjurer le spectre d’un nouveau putsch

Africa-Press – Guinee Bissau. Depuis son indépendance en 1974, l’ancienne colonie portugaise a connu quatre putschs et six tentatives de coup d’Etat avortées. Une précédente mission du bloc régional ouest-africain avait déjà permis de garantir la stabilité du pays entre 2012 et 220.

Conformément à la décision de son sommet extraordinaire tenu le 25 mars à Accra, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a entamé, le lundi 20 juin, le déploiement d’une force régionale pour appuyer la stabilisation de la Guinée-Bissau.

Baptisée Mission d’appui à la stabilisation de la Guinée-Bissau (MAGB), cette force est composée de 631 hommes originaires du Nigeria, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et du Ghana. La mission, dont la durée est d’un an renouvelable, servira à « protéger les institutions et leurs chefs » et en « couvrant l’ensemble du pays », a précisé le chef militaire de la mission, Muhammad Al Hassan, au cours d’une cérémonie officielle tenue à la capitale Bissau.

Le président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo (photo) avait échappé, le 1er février dernier, à une tentative de putsch qui a fait 11 morts. Quelques jours plus tard, la CEDEAO avait décidé l’envoi d’une force de stabilisation, dont le déploiement a été avalisé par le dernier sommet extraordinaire de l’organisation sous-régionale.

« Nous remercions les chefs d’Etat de la CEDEAO pour leur solidarité à un moment où Bissau est aux prises avec des bouleversements liés à un certain nombre de tentatives de renversement de l’ordre constitutionnel et démocratique », a déclaré le ministre de la Défense, Marciano Silva Barbeiro, lors de la cérémonie officielle.

La CEDEAO avait déjà déployé une force pour la stabilité et la sécurité en Guinée-Bissau (Ecomib) après le putsch d’avril 2012, qui avait renversé le Premier ministre Carlos Gomes Junior, entre les deux tours de la présidentielle, dont ce dernier était le favori. Composée de

1.000 militaires, gendarmes et policiers, l’Ecomib avait quitté le pays en septembre 2020 à la fin de son mandat, après avoir permis de garantir la stabilité du pays pendant plus de huit ans.

La Guinée-Bissau a connu quatre putschs et six tentatives de coup d’Etat avortées depuis son indépendance en 1974. Ce petit pays de deux millions d’habitants s’est engagé vers un retour à l’ordre constitutionnel depuis 2014, mais les tensions politiques y ont persisté après l’élection d’Umaro Sissoco Embalo à la présidence en décembre 2019.

Le lundi 16 mai, le président de Guinée-Bissau avait dissous le Parlement, invoquant « une crise politique qui a remis en cause les liens institutionnels normaux entre les organes de souveraineté ». Il a fixé la date des législatives anticipées au 18 décembre prochain.

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