Africa-Press – Guinee Bissau. La nouvelle a pris de court une partie de l’opinion marocaine. À moins de six mois de la Coupe du monde, Walid Regragui a décidé de présenter sa démission à la tête des Lions de l’Atlas. Un choix fort, alors même que la Fédération royale marocaine de football (FRMF) souhaitait le conserver.
Mais derrière cette décision, plusieurs facteurs se sont accumulés.
La frustration d’une finale perdue à domicile
La CAN 2025 devait être l’apothéose. Organisée au Maroc, elle représentait une occasion historique de décrocher un titre continental à domicile. Après un parcours solide, les Lions de l’Atlas ont finalement chuté en finale face au Sénégal.
Une défaite difficile à digérer. Au-delà du résultat, c’est le symbole qui a pesé: perdre une finale chez soi, devant son public, dans un tournoi que tout un pays rêvait de remporter. Cette frustration aurait profondément marqué le sélectionneur.
Une pression populaire devenue étouffante
Depuis l’épopée exceptionnelle du Mondial 2022 au Qatar, qui avait conduit le Maroc jusqu’en demi-finale, l’exigence autour de la sélection a changé de dimension. Regragui est passé du statut de héros national à celui d’entraîneur sous surveillance permanente.
Malgré la finale de la CAN, les critiques n’ont pas cessé. Choix tactiques contestés, gestion du groupe discutée, pression médiatique constante: le climat autour de la sélection se serait progressivement tendu. Selon des sources proches du dossier, le technicien ne se sentirait plus en phase avec l’environnement actuel.
Le poids du prochain Mondial
À cela s’ajoute l’ombre de la Coupe du monde, prévue dans moins de six mois. L’attente est immense. Après Doha, le Maroc n’est plus un outsider romantique, mais une nation attendue. L’objectif ne sera plus seulement de participer, mais de confirmer.
Walid Regragui aurait estimé ne plus être en capacité de porter ce cycle vers un nouveau Mondial dans un contexte aussi chargé.
Une démission déjà déposée
Selon une source, la démission du sélectionneur aurait été déposée il y a dix jours. Il aurait précisé qu’il poursuivrait sa mission le temps que la FRMF trouve son remplaçant ou décide finalement de le maintenir.
Un scénario qui rappelle fortement celui observé après la CAN 2023 en Côte d’Ivoire. À l’époque déjà, beaucoup pensaient qu’il s’était accroché à son poste. En réalité, il avait demandé à partir à deux reprises, mais la Fédération avait choisi de le maintenir.
L’histoire semble aujourd’hui se répéter, avec une différence majeure: la proximité du Mondial.
Et maintenant?
Pour l’instant, aucune décision officielle n’a été actée par la FRMF. La Fédération pourrait tenter de le convaincre de poursuivre l’aventure. Mais le signal envoyé par Regragui est fort.
Selon le média marocain DM Sports, des clubs saoudiens suivraient de près sa situation. Une nouvelle étape de carrière pourrait ainsi s’ouvrir rapidement.
Quoi qu’il arrive, Walid Regragui laissera une trace profonde dans l’histoire du football marocain: celle de l’homme de Doha. Mais après trois ans et demi intenses, il semble considérer que le cycle est arrivé à son terme.
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