Voiture électrique : demo d’une recharge ultra rapide de 160 km en 5 mn !

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Voiture électrique : demo d'une recharge ultra rapide de 160 km en 5 mn !
Voiture électrique : demo d'une recharge ultra rapide de 160 km en 5 mn !

Africa-Press – Guinee Bissau. StoreDot a réalisé une démonstration en direct de sa technologie de charge ultra rapide qui restaure 160 km d’autonomie en cinq minutes. Un délai que l’entreprise compte réduire de plus de moitié à l’horizon 2032.

La startup israélienne StoreDot travaille sur une nouvelle technologie destinée à considérablement accélérer le chargement des batteries électriques tout en augmentant leur durée de vie. StoreDot estime ainsi que leur batterie ne perd rien en performance, même après plus de 1 500 cycles de recharge.

Pour le moment, cette technologie ultra rapide permet de charger l’équivalent de 160 km en seulement cinq minutes. L’idée est d’aboutir à une recharge équivalente en trois minutes d’ici 2028, puis en seulement deux minutes à l’horizon 2032.

StoreDot est un expert de ce qu’il est convenu d’appeler la charge rapide extrême (XFC) pour les véhicules électriques. Cette démonstration a non seulement un intérêt pratique, mais aussi, et surtout écologique, puisque plus les batteries fonctionneront longtemps et moins il faudra les changer et donc les jeter. Le but ultime de ces recherches est donc de réduire l’impact environnemental de la surproduction à venir de batteries pour véhicules électriques.

Son programme de développement a d’ores et déjà permis de produire des batteries capables de dépasser 1 200 cycles de recharge rapide consécutifs sans dommages ni baisses de performances, contrairement aux batteries lithium-ion à charge rapide utilisées actuellement. StoreDot estime même que ces performances peuvent rester relativement élevées jusqu’à 1 700 cycles.

Des nanoparticules actives brevetées

Ces performances sont dues à une technologie basée sur des nanoparticules actives brevetées qui accélèrent la diffusion des ions et qui remplacent l’anode traditionnelle en graphite des batteries Lithium-ion, le tout optimisé par de l’intelligence artificielle. Ici, les algorithmes permettent de déconnecter automatiquement une cellule en surchauffe avant de la reconnecter une fois le problème résolu. Cela évite de trop l’abîmer et d’endommager les cellules environnantes. Cela réduit aussi sensiblement les risques d’incendie.

La problématique de la durée de vie des batteries électriques est fondamentale, à la veille d’une bascule historique du thermique au tout (ou presque) électrifié. C’est pourquoi de nombreuses sociétés et constructeurs travaillent actuellement sur des alternatives à la traditionnelle batterie lithium-ion.

Le chinois GAC est même devenu le premier constructeur à commercialiser un modèle équipé d’une batterie à base de graphène, extrait du graphite, lui-même dérivé du carbone. Son principal atout est d’être plus rapide à recharger, mais aussi plus résistant et par conséquent moins sujet à l’usure. De son côté, la startup américaine Our Next Energy (ONE) a par exemple mis au point une batterie capable de parcourir plus de 1 200 km avec une seule charge. Elle espère d’ailleurs pouvoir commercialiser ses premiers produits d’ici la fin 2023.

StoreDot veut recharger une voiture électrique en 5 minutes

Article de Marc Zaffagni le 25/08/2015

Après les smartphones qu’elle promet de recharger en moins d’une minute, la start-up israélienne StoreDot veut adapter sa technologie de batterie bio-organique aux véhicules électriques. L’entreprise assure qu’il ne faudrait que cinq minutes pour charger sa batterie appelée FlashBattery qui offrirait une autonomie de 480 kilomètres.

Avec l’autonomie, la durée de recharge fait partie des deux principaux obstacles qui restent à lever afin que les voitures électriques puissent se poser en alternatives viables au moteur à explosion. Le ou les premiers fabricants qui parviendront à créer « La » technologie de batterie capable de répondre à l’une ou l’autre de ces exigences décrocheront le jackpot. Ces derniers mois, plusieurs sociétés travaillant sur des solutions prometteuses ont procédé à d’importantes levées de fonds. Parmi celles-ci figure StoreDot, une jeune pousse israélienne qui promet de recharger une voiture électrique en un temps record. Selon ses dires, sa FlashBattery pourra offrir une autonomie de 480 kilomètres après seulement cinq minutes de charge.

La promesse semble audacieuse au vu des performances actuelles dans ce domaine. Et pourtant, StoreDot vient de lever 18 millions de dollars (15,5 millions d’euros au cours actuel) pour financer le développement de cette technologie après avoir déjà récolté 42 millions de dollars (36 millions d’euros) auprès d’investisseurs puissants tels que Samsung. La start-up estime que sa technologie pourrait être commercialisable à l’horizon 2020. Mais en quoi consiste-t-elle au juste ? Futura-Sciences a déjà consacré un article à StoreDot et interrogé son fondateur et PDG Doron Myersdorf. À l’origine, la technologie a été développée pour les smartphones.

Elle repose sur une nanostructure faite de matériaux bio-organiques qui augmentent la capacité des électrodes et les performances de l’électrolyte. Plus précisément, il s’agit de boîtes quantiques formées de nanocristaux de 2,1 nanomètres de diamètre fabriqués à partir de peptides de synthèse. Outre des performances hors normes, StoreDot vante également l’aspect écologique de son innovation qui substitue des composés organiques aux métaux lourds et toxiques actuellement employés dans les batteries lithium-ion ou au cadmium. Il y a un peu plus d’un an, l’entreprise dévoilait un prototype de batterie qui se rechargeait en 30 secondes. Elle se donnait alors deux à trois ans pour produire une batterie ayant le format et la capacité d’un modèle standard qui pourrait être chargée en 60 secondes.

Plusieurs technologies prometteuses en compétition

Visiblement confiante dans les capacités de cette technologie, StoreDot veut l’appliquer aux voitures électriques. Et d’annoncer donc que sa FlashBattery dotée de 7.000 cellules ne nécessiterait que cinq minutes pour être totalement rechargée. Qui plus est, la composition et l’architecture de cette batterie multiplierait par quatre le nombre de cycles charge-décharge des batteries existantes, le portant de 500 à 2.000. Reste à voir si StoreDot sera bien en pole position pour commercialiser son procédé. Car d’autres start-up, disposant elles aussi de soutiens financiers importants, sont également dans la course.

Nous avons déjà évoqué dans ces colonnes les travaux de Sakti3 qui développe une batterie lithium-ion à l’état solide susceptible de doubler l’autonomie des batteries de smartphones et des voitures électriques. L’entreprise britannique Dyson a investi 15 millions de dollars (14 millions d’euros) dans cette spin-off fondée en 2007 par une équipe de chercheurs de l’université du Michigan (États-Unis).

La même année, la société Seeo voyait le jour en portant une technologie pour batteries lithium-ion capable de doubler l’autonomie. Nommé DryLyte, le procédé repose sur un électrolyte solide non inflammable fait d’un polymère à nanostructure. Fin 2014, Seeo, qui est elle aussi une spin-off issue du laboratoire Lawrence Berkeley, a levé 17 millions de dollars (14,7 millions d’euros) auprès notamment de Samsung Ventures et de Google.org. Les batteries DryLyte font actuellement l’objet d’un programme d’évaluation de neuf mois mené aux États-Unis par les constructeurs automobiles Ford et General Motors.

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