Africa-Press – Guinée. Ancien président de la Cour d’appel de Conakry, le magistrat Ibrahima Sory II Tounkara a été nommé ministre de la Justice et des Droits de l’homme. Attendu au tournant par la société civile, Ibrahima Diallo du FNDC estime que le garde des sceaux devra prouver son indépendance et son courage face aux enlèvements et disparitions dénoncés depuis l’arrivée du CNRD au pouvoir.
Les attentes de la société civile guinéenne sont grandes suite à la nomination d’Ibrahima Sory II Tounkara, juge qui a conduit avec rigueur les débats dans le procèssur les événements tragiques de 2009, comme ministre de la Justice et des droits de l’homme.
Si son parcours professionnel lui confère une certaine légitimité, sa nomination comme nouveau garde des sceaux intervient dans un contexte politique marqué par une recrudescence des arrestations et des disparitions inquiétantes des opposants à la gestion de la transition.
Interrogé sur les ondes de RFI, Ibrahima Diallo, responsable des opérations du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), a exprimé sans détour ses attentes, estimant que le nouveau ministre ne sera pas jugé sur ses discours, mais sur sa capacité à s’attaquer aux dossiers brûlants de la transition.
‘’Dans un contexte de répression entretenu par la junte, j’espère le juger sur son courage à faire face aux crimes commis en Guinée depuis l’arrivée de la junte au pouvoir. Au-delà du FNDC, l’opinion saura bien le juger’’, indique Ibrahima Diallo, responsable du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC).
Le défi est immense pour le nouveau garde des sceaux, qui hérite de plusieurs dossiers sensibles liés au sort des opposants à la transition. Reste à savoir si le ministre Ibrahima Sory II Tounkara saura conserver l’impartialité dont il a fait preuve lors du procès du 28 septembre.
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