Africa-Press – Guinée. Le procès de l’ancien président de la Cour constitutionnelle, Mohamed Lamine Bangoura, s’est ouvert mercredi devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Il est poursuivi pour détournement de deniers publics, blanchiment de capitaux et corruption, portant sur un montant estimé à 20 milliards de francs guinéens.
Maitre Pépé Antoine Lamah, avocat représentant l’agent judiciaire de l’État, a indiqué que ‘’l’affaire a été appelée pour la première fois aujourd’hui. Déjà, le prévenu a nié les faits et affirme que ces 2 milliards n’existent pas pour le fonctionnement de la Cour. C’est son droit le plus absolu. Mais il existe des éléments au dossier qui attestent que cette somme est bien entrée dans les comptes de la Cour, et que sa justification n’a pas été prouvée. Des biens ont également été identifiés pour lesquels il n’existe aucune cohérence avec les ressources du prévenu’’, a-t-il expliqué.
Me Lamah a ajouté que, malgré le fait que Mohamed Lamine Bangoura ait été le seul détenu parmi les neuf personnes poursuivies, la décision de justice reste valable et aucun recours n’a été introduit par les autres prévenus.
Il a également rappelé que deux co-prévenus sont actuellement en fuite, et que leur situation sera examinée au moment opportun.
L’avocat de la partie civile reste confiant et précise que ‘’le débat portera sur tous ces points. Au final, l’État guinéen finira par récupérer ce qui lui est dû’’.
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