CE Qu’Il Faut Savoir
Le ministre de l’énergie de Guinée, Laye Sékou Camara, a visité le site du barrage hydroélectrique d’Amaria, saluant l’impact d’un décret d’utilité publique signé par le président Mamadi Doumbouya. Ce projet, essentiel pour la souveraineté énergétique du pays, vise à produire 300 MW d’électricité, avec un premier groupe opérationnel prévu pour août 2027.
Africa-Press – Guinée. En visite sur le site du barrage hydroélectrique d’Amaria, le ministre de l’énergie, Laye Sékou Camara, a salué l’avancement des travaux et l’impact du décret d’utilité publique signé récemment par le président de la République, le général Mamadi Doumbouya. Une décision jugée déterminante pour accélérer la mise en service de cette infrastructure stratégique.
A pied d’œuvre pour concrétiser la souveraineté énergétique de la Guinée, le ministre de l’énergie, Laye Sékou Camara, s’est rendu ce mercredi 29 avril 2026 sur le site du chantier d’Amaria. Objectif: s’assurer que la cadence des travaux, actuellement exécutés à 65 %, permettra de livrer les premiers mégawatts dès l’été 2027.
L’heure est à l’accélération sur le site du futur barrage hydroélectrique d’Amaria. Avec une capacité finale projetée de 300 MW, cette infrastructure constitue le pivot central de la nouvelle stratégie énergétique nationale.
Accompagné d’une délégation technique, le ministre a inspecté les différentes composantes du projet, des fondations de l’ouvrage aux futurs tracés des lignes de transport.
L’enjeu est de taille: le premier groupe de 100 MW doit impérativement être opérationnel en août 2027. Pour le ministre, cette visite constitue un exercice de vérification du respect du calendrier contractuel.
‘’Nous sommes venus voir le chantier, surtout après le décret, pour s’en rendre compte effectivement: est-ce que les calendriers sont tenus? C’est un barrage de 300 MW où on a un calendrier en 2027 où le premier groupe doit être prêt. Donc c’est pourquoi, je suis venu voir effectivement si le calendrier tient jusqu’à présent, pour s’assurer que le premier groupe viendra en août 2027. Avec 300 MW, ce n’est pas un système’’, a martelé Laye Sékou Camara.

Cette mission de terrain intervient dans un contexte administratif décisif. La signature récente par le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, du décret déclarant d’utilité publique les emprises du projet, a levé les derniers obstacles fonciers qui freinaient l’évolution du chantier.
Ce cadre juridique sécurisé permet désormais d’attaquer les phases les plus complexes, notamment l’installation des pylônes de transport qui traverseront plusieurs localités pour acheminer l’énergie vers la Haute-Guinée et la Guinée forestière.
‘’Je voudrais d’abord remercier M. le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, pour l’acte qu’il a pris la semaine dernière, c’est-à-dire le décret d’utilité publique pour le barrage d’Amaria. Bien que le projet ait avancé, on avait besoin de ce décret pour qu’il puisse vraiment arriver dans tous les compartiments. Parce qu’il y avait des secteurs qui ne pouvaient pas être exécutés tant qu’on n’avait pas ce décret’’, a précisé le chef du département de l’énergie.
Le projet d’Amaria ne se limite pas à un simple chantier d’infrastructure. Il représente une réponse structurelle à la dépendance de la Guinée aux centrales thermiques, souvent coûteuses et moins durables.
En réorientant le mix énergétique vers les sources renouvelables, les autorités entendent réduire significativement les coûts de production d’électricité.
À terme, l’impact est attendu sur les populations, notamment à N’Zérékoré, où la nouvelle capacité de production devrait permettre de réduire la dépendance aux importations d’électricité.
Avec un taux d’exécution de 65 %, le projet d’Amaria quitte progressivement la phase de promesse pour entrer dans celle de la réalisation concrète.
La Guinée, riche en ressources hydrauliques, a longtemps dépendu des centrales thermiques pour sa production d’électricité, ce qui a entraîné des coûts élevés et une durabilité limitée. Le barrage d’Amaria représente un tournant dans la stratégie énergétique nationale, visant à réduire cette dépendance et à promouvoir les énergies renouvelables. Le décret d’utilité publique récemment signé a levé les obstacles fonciers, permettant ainsi d’accélérer la construction de cette infrastructure vitale.





