5 citoyens turcs jugés à Conakry pour trafic de drogue : « ce sont les gendarmes guinéens qui ont mis la cocaïne dans notre bateau »

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5 citoyens turcs jugés à Conakry pour trafic de drogue : « ce sont les gendarmes guinéens qui ont mis la cocaïne dans notre bateau »
5 citoyens turcs jugés à Conakry pour trafic de drogue : « ce sont les gendarmes guinéens qui ont mis la cocaïne dans notre bateau »

Africa-Press – Guinée. Nous sommes sortis au port de Mercy en Turquie en novembre 2021. Normalement, on devrait aller au Maroc ; mais, à cause d’une panne technique qu’on a eu en mer, on est allés finalement en Chypre pour vendre le bateau. Comme on n’a pas eu de preneur là-bas, le propriétaire du bateau nous a appelés pour nous demander d’aller au Nigéria pour le vendre. Arrivée aux abords des eaux guinéennes, une de nos machines a pris feu. On était obligés de passer deux jours en mer pour la réparer. C’est de là que les gendarmes sont venus nous arraisonner hors de la frontière maritime guinéenne…», a notamment expliqué l’électricien de l’équipage, Eymen ZILDIZ.

Poursuivis par l’État guinéen pour « détention, importation et transport international de drogues à haut risque », cinq (5) ressortissants turcs ont comparu hier, mardi 29 novembre 2022, au tribunal criminel de Kaloum. Pour cette première évocation de ce dossier devant cette juridiction de première instance, c’est Eymen ZILDIZ, le plus jeune des accusés, qui a fait sa déposition à la barre. Âgé de 28 ans, l’accusé a juré que le navire dont il était membre de l’équipage ne contenait aucune substance nuisible.

Tout d’abord, précisons que ce navire turc- ne battant aucun pavillon- a été arraisonné le 15 février 2022 sur les eaux territoriales guinéennes. Et, selon la brigade des unités flottante de la marine nationale qui a procédé à son arraisonnement, il avait à son bord 275 plaquettes de cocaïnes enfouies dans 11 sacs, soit 299,29 grammes de cocaïne. Mais, à en croire Eymen ZILDIZ, ce sont les gendarmes guinéens qui ont mis ces sacs de cocaïne dans leur bateau après leur arrestation.

« Nous sommes sortis au port de Mercy en Turquie en novembre 2021. Normalement, on devrait aller au Maroc ; mais, à cause d’une panne technique qu’on a eu en mer, on est allés finalement en Chypre pour vendre le bateau. Comme on n’a pas eu de preneur là-bas, le propriétaire du bateau nous a appelés pour nous demander d’aller au Nigéria pour le vendre. Arrivée aux abords des eaux guinéennes, une de nos machines a pris feu. On était obligés de passer deux jours en mer pour la réparer. C’est de là que les gendarmes sont venus nous arraisonner hors de la frontière maritime guinéenne. Quand ils ont vu la poudre des extincteurs qu’on a utilisés pour éteindre le feu, ils ont dit que c’est de la cocaïne. C’est ainsi qu’ils nous ont conduits au port de Conakry. Ce sont les gendarmes qui ont arraisonnés notre navire qui ont mis les sacs de cocaïne une fois au port de Conakry pour nous attribuer cela. Nous, on n’avait que notre manger et nos boissons dedans. J’ai fait 8 ans dans la navigation. Moi, j’étais dans le navire en tant qu’électricien », a expliqué Eymen ZILDIZ.

Pour sa part, l’avocat de la défense a déploré l’absence des scellés (les sacs de cocaïne saisis) de la salle d’audience. Convaincu de l’innocence de ses clients, l’avocat a demandé la mise en liberté provisoire des accusés avant l’audience prochaine. Mais, le tribunal a rejeté cette demande et a ordonné la présentation des scellés à la barre, à l’audience prochaine.

Le tribunal a finalement renvoyé l’affaire au 13 décembre 2022 pour la suite des débats.

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