Africa-Press – Guinée. Le Premier ministre Bah Oury a souligné, ce jeudi 27 novembre, que depuis l’indépendance, la Guinée a traversé plusieurs crises. Selon lui, ces crises ne sont pas seulement politiques, mais également sociales, et ont marqué l’histoire du pays.
‘’Le gouvernement Sidya Touré avait lancé une campagne pour recenser le nombre de fonctionnaires dans la fonction publique. C’était en 1996. M. Ousmane Kaba était à la tête de ce processus. Par la suite, d’autres gouvernements ont fait la même chose. Et le problème, c’était pourquoi on refaisait toujours la même chose, comme si ce que les autres avaient fait n’avait pas donné de résultats. Et d’année en année, cela a été toujours la même chose. Donc, c’était une équation majeure qu’il fallait résoudre. Et à chaque fois, ce sont des ordres importants. Les syndicats ont été bien mobilisés, puisqu’ils connaissaient le monde du travail, eux’’, indique le chef du gouvernement en saluant le lancement du Fichier unique de gestion administrative et des soldes (FUGAS).
‘’Depuis l’indépendance, est-ce qu’une crise politique est à la base de ces situations de turbulences, ou bien y a-t-il autre chose? Je crois que, depuis l’indépendance, la raison fondamentale du vote du NON était beaucoup plus liée à une situation sociale qu’à une situation politique particulière. Et, par la suite, leurs questions sociales n’ont jamais été fondamentalement résolues. Ainsi, à chaque processus de l’évolution du pays, c’est une crise sociale qui se transforme très rapidement en un autre type de crise. La vraie raison se trouvait en dessous. Et en 2005, 2006, 2007, 2008, c’était une crise sociale majeure’’, se souvient Bah Oury.
‘’Pourquoi certains d’entre nous avaient dit que le 3e mandat [d’Alpha Condé] et tous ceux qui gravitent autour marquent la fin d’un cycle politique dans ce pays? Parce que, de manière objective, la société guinéenne n’était plus dans une situation d’acceptation du statu quo intérieur. La manipulation sociale avait atteint un tel niveau, et le processus de transformation des sociétés était tel qu’il fallait nécessairement changer. Et ceux qui persistaient à vouloir, coûte que coûte, maintenir le statu quo étaient tenus d’être balayés. Et c’est ce qui a été fait le 5 septembre 2021. Ce n’est pas un fait spécifique’’, décrit le Premier ministre.
Donc, estime le locataire du palais de la Colombe, ‘’la question du changement, de la refondation, était une dimension indispensable pour permettre d’aller dans le sens de la refondation et pour faire en sorte que cette transition puisse permettre à la Guinée de faire un saut qualitatif important. Et c’est ce qui est en train d’être fait par le président de la République’’.
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