Kiridi Bangoura, porte parole du RPG-AEC, de l’UFDG, de l’UFR… L’indécence !

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Kiridi Bangoura, porte parole du RPG-AEC, de l’UFDG, de l’UFR… L’indécence !
Kiridi Bangoura, porte parole du RPG-AEC, de l’UFDG, de l’UFR… L’indécence !

Africa-Press – Guinée. Naby Youssouf Kiridi Bangoura, ténor et fidèle parmi les fidèles du président Alpha Condé, s’exprimant à la fois au nom de son parti mais aussi à ceux de l’UFDG et de l’UFR, certains ont cru rêver. Avant de se rendre compte qu’il ne s’agit pas d’un rêve mais d’une réalité. Cette réalité qui fait que pour nos politiques le démon d’hier peut devenir l’ange d’aujourd’hui. Et vis-versa.

Certains nous diront que la politique n’est pas la religion. Justifiant ainsi les revirements et les alliances parfois contrenature. Bien sûr que la politique n’est pas une religion. Mais tout n’est pas permis non plus en politique. Parce que celle-ci est régie, elle aussi, par l’éthique.

La frange de l’opposition qu’on qualifiait avant le 5 septembre 2021 de radicale, ne devrait, en aucun cas, accepter qu’un concepteur du troisième mandat, qui a nous a conduits à la situation actuelle, parle à son nom. Mais les politiques guinéens ont des raisons que la raison même ignore. L’image de Dr Fodé Oussou Fofana, assis aux côtés de Kiridi Bangoura et rigolant avec de dernier, est plutôt atypique. Parce que l’ancien régime, dont M. Bangoura était le secrétaire général à la présidence de la République, avait franchi le Rubicon en refusant même à Fodé Oussou Fofana d’aller se faire soigner à l’étranger.

Le choix de Kiridi Bangoura pour parler au nom de tous est une indécence. Du moins pour l’UFDG. Et dans une moindre mesure pour l’UFR et toute l’opposition d’hier. Les grands partis, qui seraient dans la ligne de mire du nouveau pouvoir, devraient avoir en leur sein, des hommes et des femmes capables de s’exprimer à leur nom et en toutes circonstances. Mais depuis toujours ils ont choisi un porte-parole issu d’un autre parti politique pour parler à leur nom. Ce fut le cas notamment de Aboubacar Sylla. Quand ce dernier avait rompu avec l’UFDG le principal parti de l’opposition s’était retrouvé comme un bébé sevré des seins de sa mère.

Un parti politique doit regorger en son sein toutes les compétences. Il doit prévoir tout et pour toutes les situations. Comme dit le vieil adage, ce n’est pas le jour de battue qu’il faille apprivoiser son chien. L’amateurisme et l’improvisation ne conduisent qu’à ce que nous avons observé jusqu’ici : un parti politique dont les militants se retrouvent parfois sans repère. Comme c’est le cas en ce moment. Parce qu’ils ne comprennent pas que ce soit quelqu’un qui fait partie de ceux qui les ont martyrisés hier qui parle à leur nom aujourd’hui.

Par ailleurs, une alliance entre le RPG et l’UFDG c’est comme l’amitié entre le chat et la souris. Le premier n’attend qu’une occasion pour assommer la seconde. Parce que pour l’ancien parti au pouvoir, les événements du 5 septembre 2021 sont la suite logique d’une crise politique. Et l’auteur de cette crise n’est autre que le nouvel allié. Du coup, ils ont besoin de ce parti pour faire face au nouvel adversaire commun qui est le CNRD. Mais le jour où ce dernier sera vaincu d’une manière ou d’autre, le RPG ne fera aucun cadeau à l’UFDG.

Les partis et coalitions qui ont désigné M. Bangoura pour parler à leur nom ne manquent pourtant pas de cadres compétents. Par exemple, Etienne Soropogui aurait pu être un excellent porte-parole. Tout comme Diabaty Doré, l’ancien ministre Boubacar Barry (de l’UFR) ou encore Elhadj Dembo Sylla pour ne citer que ceux-là. Au lieu de cela, ils ont rendu un énorme service au RPG. Lequel est réconforté que les Guinéens regrettent déjà son fondateur, Alpha Condé.

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