Africa-Press – Guinée. Les électeurs de la République de Guinée se rendent aux urnes le dimanche 31 mai pour participer aux élections législatives et municipales, cinq mois après les élections présidentielles de décembre dernier, qui ont vu la victoire de Mamadi Doumbouya.
Ces élections représentent la dernière étape du retour à un système constitutionnel et de l’achèvement de la construction des institutions constitutionnelles dans le pays, après la période de transition qui a suivi la prise de pouvoir de Doumbouya en septembre 2021.
L’objectif des élections est d’élire 147 députés à la prochaine assemblée nationale, ainsi que des membres des conseils municipaux dans 375 collectivités locales. Elles sont également perçues comme un test important des rapports de force politique dans le pays et une occasion de mesurer le soutien populaire aux partis et mouvements politiques soutenant Doumbouya, ainsi qu’aux candidats indépendants.
Les observateurs suivent deux indicateurs principaux pendant le processus électoral. Le premier est le taux de participation populaire, qui est considéré comme un facteur important pour renforcer la légitimité des nouvelles institutions élues.
Cependant, plusieurs acteurs politiques ont signalé un déclin de l’enthousiasme populaire pour ces élections, alors que des organisations de la société civile, ainsi que certains partis politiques d’opposition, ont appelé au boycott du scrutin.
Le second indicateur concerne la transparence et l’intégrité du processus de vote. Des organisations de la société civile ont annoncé le déploiement d’environ 10 000 observateurs à travers la Guinée pour suivre le déroulement des élections et signaler d’éventuelles irrégularités, dans le but de renforcer la confiance dans les résultats du scrutin et de garantir la sécurité du processus démocratique.





