CE Qu’Il Faut Savoir
La Génération pour la Modernité et le Développement (GMD) a remporté une large majorité lors des élections législatives de 2026 en Guinée, selon les résultats proclamés par la Cour suprême. Ce succès renforce l’influence du mouvement présidentiel, qui a dominé presque toutes les circonscriptions, laissant peu de sièges à l’opposition.
Africa-Press – Guinée. La nouvelle configuration du Parlement guinéen est désormais connue. Après la proclamation des résultats définitifs des élections législatives par la Cour suprême, la Génération pour la Modernité et le Développement (GMD) s’impose dans la quasi-totalité des circonscriptions du pays, ne laissant qu’une part limitée des sièges à ses adversaires politiques. Une victoire qui consolide davantage l’influence du mouvement présidentiel au sein des institutions.
En validant les résultats provisoires publiés le 5 juin dernier par la Direction générale des élections (DGE), la Cour suprême confirme la large victoire de la GMD. Le mouvement soutenant le président Mamadi Doumbouya a dominé les scrutins majoritaires, aussi bien uninominal que plurinominal, en remportant la grande majorité des sièges mis en jeu sur l’ensemble du territoire national.
Face à cette domination, l’opposition n’a réussi à conquérir que quelques sièges. À Conakry, l’Alliance Guinéenne pour la Nation (AGN) s’est imposée dans la commune de Gbessia en remportant les trois sièges à pourvoir. Dans la région de Boké, le Front pour la Défense de la République et de la Démocratie (FRONDEG) a remporté le siège de Koundara, figurant parmi les rares exceptions à la suprématie du mouvement présidentiel.
Grâce à cette large majorité, la GMD disposera d’un poids considérable dans les travaux de la prochaine législature. Cette position dominante devrait lui permettre de faciliter l’adoption des textes et l’application du programme défendu par les autorités.
À Conakry, plusieurs figures de la GMD feront leur entrée à l’Assemblée nationale, notamment Ansoumane Damaro Camara à Matoto, Alpha Oumar Bah à Ratoma, Théodore Koundouno à Matam, Marie Rose Camara à Kaloum et Melia Ismaël Soumah à Dixinn. La commune de Gbessia demeure la seule de la capitale à échapper au camp présidentiel, avec ses trois sièges remportés par l’AGN.
Dans les régions de l’intérieur, la tendance est similaire. De Boké à N’Zérékoré, en passant par Kindia, Faranah, Kankan, Labé et Mamou, la GMD a raflé l’essentiel des sièges. À Kankan, Siguiri et Mandiana notamment, le mouvement présidentiel a enregistré des résultats particulièrement significatifs en obtenant plusieurs élus dans ces circonscriptions.
La représentation des Guinéens établis à l’étranger revient également à la GMD. Les sièges réservés aux circonscriptions d’Afrique, d’Amérique, d’Asie et d’Europe ont été remportés respectivement par Amadou Diarouga Diallo, Ali Fadiga, Tidjane Koïta et Fatoumata Binta Diallo.
Dans les prochaines semaines, les députés élus seront officiellement installés dans leurs fonctions. Une nouvelle étape s’ouvrira alors avec la mise en place des organes de l’Assemblée nationale, notamment l’élection de son président qui aura la responsabilité de conduire les travaux de l’institution durant les cinq prochaines années.
Les élections législatives en Guinée sont un moment clé de la vie politique du pays, souvent marquées par des tensions entre le gouvernement et l’opposition. La GMD, soutenue par le président Mamadi Doumbouya, a réussi à établir une forte présence au sein du Parlement, ce qui pourrait influencer les décisions politiques et législatives pour les années à venir. L’Assemblée nationale joue un rôle crucial dans l’élaboration des lois et la mise en œuvre des politiques publiques, et la composition de cette institution peut avoir des répercussions significatives sur la gouvernance du pays.





