Procès du 28 septembre : Claude Pivi confronté à ce qui avait été confié au Général Ibrahima Baldé

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Procès du 28 septembre : Claude Pivi confronté à ce qui avait été confié au Général Ibrahima Baldé
Procès du 28 septembre : Claude Pivi confronté à ce qui avait été confié au Général Ibrahima Baldé

Africa-Press – Guinée. l’audition du Colonel Claude Pivi, alias Coplan, se poursuit devant le tribunal criminel de Dixinn, délocalisé à la Cour d’appel de Conakry, ce lundi 28 novembre 2022, pour la 3ème journée. Face à la batterie de questions des avocats de la défense et notamment celles des Conseils du Commandant Aboubacar Diakité, dit Toumba, l’ancien ministre chargé de la sécurité présidentielle se retrouve confondu régulièrement entre ses déclarations derrière la barre et celles de son procès verbal d’interrogatoire devant les gendarmes.

Maître Lancinet Sylla, l’un des avocats du Commandant Aboubacar Diakité, dit Toumba, a essayé de démonter l’argument du Colonel Claude Pivi, notamment sur la présence illégale des éléments du Colonel Moussa Tiegboro Camara au stade du 28 septembre. Pour y arriver, il a procédé à la lecture de la déposition du Général Ibrahima Baldé, Haut Commandant de la gendarmerie nationale au moment des faits.

« Sur la page 2 du procès verbal, et par rapport à la réunion tenue à l’Etat major général des forces armées, à la veille des évènements du 28 septembre, il a été question de prendre des instructions par rapport au rassemblement du 28 septembre et le dispositif sécuritaire à mettre en place.

Il a été convenu que c’est la gendarmerie et la police qui devaient maintenir l’ordre si la marche a lieu. Les autres corps devaient être consignés.

Pour l’exécution de notre mission, nous avons mis en place un dispositif statique comprenant trois escadrons départementaux comprenant 150 hommes chacun. Et un dispositif de gendarmerie mobile de six escadrons mobiles de 120 hommes chacun. Est-ce qu’il a parlé ici des services spéciaux ? Est-ce que ce service a été planifié au cours de cette de réunion de nos forces armées ? Cela veut dire que vous n’étiez pas en phase avec les forces armées ou bien vous n’étiez pas informés de sa tenue ? », a fini par acculer le prévenu qui a répondu par la négative.

A noter que le Colonel Claude Pivi, alias Coplan, est le 8ème des 12 prévenus cités dans le rôle du tribunal. Avant lui, le Colonel Moussa Thiégboro Camara, le Capitaine Marcel Guilavogui, le Commandant Aboubacar Sidiki Diakité, alias Touma, le Capitaine Cécé Raphaël Haba, le Colonel Abdoulaye Chérif Diaby, le Colonel Ibrahima Camara dit Kalonzo, le Margis-Chef Mamadou Aliou Keïta, lui ont succédé à un la barre.

Tous sont accusés de « meurtres, assassinats, vols, pillages, incendies volontaires, vol à main armées, coups et blessures volontaires, outrage à agents de la force publique, tortures, enlèvements et séquestrations, non assistance à personnes en dangers, violences sexuelles, attentats à la pudeur, détention de matériel de guerre de première catégorie et complicité ».

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