Le ministre Alpha Bacar Barry persiste et signe : ‘’Dans les écoles de santé, on forme beaucoup d’assassins’’

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Le ministre Alpha Bacar Barry persiste et signe : ‘’Dans les écoles de santé, on forme beaucoup d’assassins’’
Le ministre Alpha Bacar Barry persiste et signe : ‘’Dans les écoles de santé, on forme beaucoup d’assassins’’

Africa-Press – Guinée. Alors qu’il présidait mercredi à la cérémonie de lancement d’une plateforme de gestion des agrements, le ministre de l’enseignement techniques, de la formation professionnelle et de l’emploi a interpellé les promoteurs d’écoles de santé.

Alpha Bacar Barry a trouvé l’occasion opportune pour dire ses quatre vérités aux promoteurs qui aspirent se lancer dans la création d’écoles de santé privées.

‘’On se doit un langage de vérité. De votre côté, vous devez assainir votre secteur. Il y a beaucoup de personnes dans votre secteur qui le salissent. Toute personne aujourd’hui qui gagne un peu d’argent, qui a envie de le recycler, veut ouvrir une école. C’est un sacerdoce, une vocation, une passion que d’ouvrir une école pas un passe-temps. L’école n’est pas un endroit où on va planquer de l’argent. Parce que c’est sérieux. Ce sont des enfants de d’autres personnes qu’on reçoit et nous n’attendons pas plaisanter avec cela’’, a-t-il indiqué.

Il souligne que ‘’l’essentiel des dossiers que nous avons chez nous, c’est pour les écoles de santé. On ne bougera pas sur les écoles de santé tant que nous n’avons pas l’assurance que sans le secteur privé, des mesures sont prises pour un enseignement de qualité’’.

Le ministre Barry annonce que ‘’nous sommes en train de mettre en place avec nos amis et certains des partenaires, un standard dans l’enseignement pour avoir un enseignement de qualité sur les écoles de santé’’.

‘’Tant que je n’ai pas l’assurance, le cabinet n’a pas l’assurance que ces standard sont prêts à être respectés, on ne bougera pas. Donc ce n’est pas la peine de revenir ici avec d’autres méthodes. Nos compatriotes sont très malins, comme avec les écoles de santé ne marche pas, on revient pour nous parler d’écoles Kinésithérapeutes ou de sports. On insinue des choses et on finit par une petite filière d’infirmerie ou autre. Ce n’est pas la peine. C’est une mesure que nous avons trouvée et nous pensons qu’elle est juste parce que ça partait dans tous les sens. Dès que quelqu’un a une chambre et un salon qui accueille 150 personnes, il en fait une école de santé parce qu’il a appris à quelqu’un à faire une injection, c’est fini. Je répète ce que j’ai dit. Dans les écoles de santé, on forme beaucoup d’assassins. Ce n’est pas normal’’, martèle-t-il

Abdoulaye Bella DIALLO

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