Le citoyen AFRICAIN aux yeux de l’occident

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Le citoyen AFRICAIN aux yeux de l’occident
Le citoyen AFRICAIN aux yeux de l’occident

Anouar CHENNOUFI

Africa-Press – Guinee Equatoriale. Il est possible de cibler l’image de l’être humain africain véhiculée par les médias occidentaux, car c’est l’axe principal à partir duquel sont lancées les dimensions des opérations contrôlées et intentionnelles, dans lesquelles l’information est manipulée après l’avoir contrôlée.

Le rôle des médias dirigés par l’Occident ne se limite plus seulement à « rapporter l’information », mais le dépasse pour atteindre un stade dangereux « construite l’information » et de « fixer l’agenda de la réflexion ».

Lorsque « l’image de l’homme africain » fait donc l’objet d’une réflexion dans les médias occidentaux, elle est sujette à une déformation d’une manière qui sert les intérêts occidentaux.

Pourtant, le citoyen africain possède un mode de vie intégré, lié à ses composantes physiques, mentales et spirituelles, et interagit avec son entourage à partir de son entité sociale dans ses divers aspects, que ce soit en termes de valeurs morales ou en termes de traits personnels. C’est un créateur de civilisation qui a sa propre histoire, et ses contributions à la civilisation humaine qui ne sont pas moindres que celles des autres nations. Alors que l’unité géographique du continent africain et la composition géopolitique et culturelle formaient une sorte de « complexe » pour lui, ce complexe constituait un défi qui l’empêchait de confirmer sa personne.

Puis est venue la pensée occidentale de « supériorité », et l’Occident a profité de ces fissures causées par des facteurs géographiques et culturels, et a réussi dans une large mesure à le présenter sous une forme fragile, en utilisant l’influence du mécanisme médiatique contre la faible résistance de l’être humain africain.

Briser les chaînes de la dépendance

Une caricature très explicite sur les malheurs de l’homme africain

Au fil des années et des évènements, les médias occidentaux ont réussi à pénétrer dans son personnage en créant une image stéréotypée de lui, puis en utilisant les théories médiatiques les plus influentes dans les masses et les élites pour provoquer le changement requis. Quand il s’agit de déterminer le type de communication qui peut formuler une image différente du citoyen africain dans tous les domaines politiques, économiques, culturels et sociaux, le dispositif médiatique occidental sélectionne avec soin les moyens les plus précis et le contenu le plus approprié dans le message diffusé.

Le but ultime derrière cela est de formuler l’être humain africain sur la base de la mentalité centrale européenne, qui suggère que toutes les sciences et cultures étaient un produit de l’esprit occidental, et la chose qui mène le plus à celà c’est de contrôler le message médiatique avec la capacité de modéliser l’information.

Ainsi, au premier rang des théories médiatiques, qui sont constamment employées dans la réalité médiatique occidentale, surtout si le sujet est lié à l’être humain africain, on découvre la théorie de « l’établissement de l’agenda » et la théorie de « l’implantation culturelle ».

La théorie de « l’établissement de l’agenda »

L’une des hypothèses sur lesquelles repose cette théorie est que les médias se concentrent sur quelques questions et sujets généraux, ce qui amène le public à croire que ces questions et sujets sont plus importants que d’autres.

En fait, les médias exercent une influence sur l’opinion publique en attirant son attention sur des événements spécifiques plutôt que sur d’autres. Le rôle du dispositif médiatique à travers cette théorie est d’imposer aux gens ce qu’ils doivent penser, et ce que doit être cette opinion, et les images stéréotypées attachées à la personne africaine par les médias occidentaux du fait de cette théorie, ne sont pas exemptes de l’un des schémas suivants :

• 1- Le stéréotype de la violence :

Les médias occidentaux perpétuent une image qui dit que « L’être humain africain est contrôlé par l’instinct de violence », et donc les guerres permanentes et les combats constants sont un résultat naturel qui reflète cet instinct de contrôle chez l’africain.

• 2- Modularité de la tutelle :

Les stéréotypes classiques des médias occidentaux représentent l’être humain africain comme « primitif, irrationnel et incapable de planifier ou de prendre soin de lui-même », et le mécanisme médiatique occidental abuse délibérément des termes qui aident à établir cette perception, tels que « tribal » ou « primitif » ou « spirituel » ou « sauvage » ou « forestier », pour indiquer l’incompétence de l’être humain africain à assumer ses responsabilités, et son besoin toujours de l’autre dans la gestion de ses affaires.

La théorie de « l’implantation culturelle »

Les médias se préoccupent de produire des informations, des idées et de la culture et de les diffuser aux personnes afin de répondre à leurs besoins sociaux. Ils sont considérés comme l’un des dispositifs de base des relations sociales.

Partant de la théorie de « l’implantation culturelle », le rôle des médias devient aussi proche que possible d’une forme d’éducation sociale, car l’interaction sur une période de temps qui s’étend sur des années entre les sources de connaissances, les valeurs et les modèles de comportement donne à l’individu des idées, des tendances et des modèles de comportement compatibles avec son statut social.

Selon les applications du dispositif médiatique occidental de cette théorie aux questions liées à l’être humain africain, on peut dire que l’image de l’Afrique se construit en fonction du lien qui unit les sociétés occidentales à ce continent.

En d’autres termes, l’image de l’être humain africain véhiculée dans les médias occidentaux repose sur les relations diplomatiques, politiques, sociales, culturelles et historiques qui lient les sociétés occidentales au continent africain. Derrière le rideau des médias occidentaux, les principaux acteurs trouvent une opportunité d’instiller une culture des idées stéréotypées dans le public occidental en « noircissant » l’image de l’être africain, et parmi ces stéréotypes, on peut citer :

• 1- Un être humain tyrannique

Quand l’homme africain est le sujet des médias occidentaux dans la politique, la gouvernance ou l’administration, il est présenté comme étant un « dictateur » et un « administrateur corrompu », et de l’intense concentration sur la caractéristique de la corruption et sa promotion dans les médias occidentaux, cela devient comme si c’était inné chez la personne africaine.

• 2- Une modularité superstitieuse.

Toutes les études sérieuses liées aux religions en Afrique s’accordent sur la conclusion que « l’homme africain est religieux par nature, et qu’il croit en l’existence d’une autorité suprême qui a la souveraineté », et c’est celle qui contrôle la facilitation des affaires de ce monde, et l’Africain attribue les grands événements aux volontés de ces autorités qui ne sont pas des points de vue.

Cependant, les médias occidentaux ne se lassent pas de s’attacher à l’effet rétroactif de l’histoire et d’essayer de perpétuer l’image de l’homme africain païen mythique qui se noie dans la magie et la sorcellerie, dépouillant délibérément l’homme africain de tout ce qui touche à la religion et à l’instinct.

Mot de la fin

Panoplie de médias occidentaux

Il importe donc de reconnaître que l’approche des médias occidentaux envers l’homme africain est pleinement cohérente avec l’idéologie occidentale générale envers le continent africain lui-même.

Que ce soit en occident où en Afrique, les médias croupissent sous les contraintes financières et la pression politique, sachant que les budgets publicitaires en sont les hameçons.

C’est pourquoi, malgré tous les efforts qui ont été faits, le besoin urgent d’un média africain alternatif est toujours d’actualité, afin de faire face au phénomène de déformation de l’image des peuples africains par les médias occidentaux.

Je pense personnellement que l’une des missions d’AFRICA-PRESS est sans aucun doute l’aboutissement à ce but.

Pour plus d’informations et d’analyses sur la Guinee Equatoriale, suivez Africa-Press

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