Les pays de l’Afrique Centrale préfèrent une CBDC au Bitcoin

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Les pays de l’Afrique Centrale préfèrent une CBDC au Bitcoin
Les pays de l’Afrique Centrale préfèrent une CBDC au Bitcoin

Africa-Press – Guinee Equatoriale. Au lieu d’adopter le Bitcoin, comme l’a fait la Centrafrique, l’institution monétaire de l’Afrique Centrale a décidé de développer une monnaie numérique de banque centrale.

Alors que l’adoption des cryptomonnaies progresse dans le monde, deux courants politiques s’opposent quant à l’utilité de cette nouvelle classe d’actif. D’un côté, il y en a ceux qui s’accordent pour dire que les cryptomonnaies ne sont que des vulgaires actifs volatils. D’un autre côté, on retrouve des progressistes qui voient en cette nouvelle forme de paiement un outil pour favoriser l’inclusion financière.

Sans surprise, le courant des « hostilistes » est celui qui a le plus de partisans chez les autorités monétaires mondiales. À tel point que plus de 90 pays s’activent actuellement à développer une monnaie numérique de banque centrale pour contrecarrer les cryptomonnaies. Malheureusement, ceux qui adoptent les devises numériques sont très peu nombreux et font souvent l’objet de vives critiques.

Malgré l’importance que pourraient avoir les cryptomonnaies pour les pays africains, les autorités monétaires du continent semblent pourtant préférer la voie des hostilistes. D’après un rapport de Bloomberg, la Banque des États de l’Afrique centrale, la CEMAC chercherait à introduire une monnaie numérique de banque centrale.

Afrique Centrale : une monnaie centralisée numérique plutôt que le Bitcoin

À l’instar du Nigéria avec son e-naira, la CEMAC composée du Cameroun, de la Centrafrique, du Gabon, du Guinée Équatoriale, de la République du Congo et de Tchad, a annoncé au terme de son sommet à Doula, qu’il compte développer une monnaie numérique de banque centrale commune. Celle-ci devrait, selon le président de CEMAC Hervé Ndoba, promouvoir l’inclusion financière et moderniser les structures de paiements au sein des pays qui vont adopter cette monnaie commune.

Au sein de ce sommet, les dirigeants de l’institution monétaire de l’Afrique Centrale se sont également penchés sur la légalisation des cryptomonnaies en Centrafrique, pays membre de l’organisation. Si ce dernier a réitéré son « attachement à la monnaie unique et au respect des Statuts de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale, des textes régissant l’Union Monétaire et de ses engagements communautaires », il ne compte pas faire marche arrière avec son projet crypto, le Sango Coin.

D’ailleurs, la RCA a lancé la vente publique du Sango Coin au cours de cette semaine. Selon ce qu’on peut lire sur le site du projet, il n’aura que 210 millions de jetons Sango pour la phase « Genesis Cycle », qui durera un mois. Le prix d’un Sango est fixé à 10 centimes dollars mais il peut monter jusqu’à 45 centimes. Pour la journée du mardi, la RCA a déjà enregistré 1.09 millions de dollars de ventes de son jeton, d’après ce qu’a rapporté Reuters.

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