A Dijon, la cantine scolaire fait sa mue écologique

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A Dijon, la cantine scolaire fait sa mue écologique
A Dijon, la cantine scolaire fait sa mue écologique

Africa-Press – Guinee Equatoriale. En France, le taux d’obésité infantile est en nette progression, et la mauvaise alimentation y a nettement sa part. Un impact sur la santé se révélant tout aussi néfaste pour l’environnement, “l’alimentation dans notre société pèse à peu près pour un tiers de nos émissions de carbone individuelle”, explique Sophie Nicklaus, directrice de recherche à l’Inrae de Dijon et experte de la formation du comportement alimentaire de l’enfant.

L’importance de l’alimentation

Depuis 1997, en France métropolitaine, le taux d’obésité chez les 18-24 ans a augmenté de plus de 7% en 2020*. Face à ce constat inquiétant, la métropole de Dijon a mis en place un programme “Dijon, alimentation durable 2030”.

Le reportage de Sciences et Avenir à Dijon

Un projet territorial initié en 2020 et mené par l’Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement (Inrae) au Centre des sciences du goût et de l’alimentation.

L’Inrae de Dijon étudie les goûts alimentaires des plus jeunes de différentes manières. L’une des études porte sur la diversification alimentaire : “Le but est de susciter le plaisir chez les enfants pour qu’ils redécouvrent des aliments bons pour leur santé et bons pour la planète”, explique Sophie Nicklaus. Deux catégories d’aliments sont valorisées, les légumes et les légumineuses. Des aliments souvent peu appréciés malgré leur fort apport nutritif et leur effet positif sur l’environnement.

Le goût n’est pas inné

“C’est à l’enfance que se forment les goûts. Ils joueront par la suite sur l’alimentation des adultes”, explique Louis-Georges Soler, directeur scientifique adjoint Alimentation et Bioéconomie.

Afin de développer une culture alimentaire dès le plus jeune âge, un programme éducatif est réalisé en collaboration avec des enfants de 6 à 11 ans. Ce programme consiste en des animations ludiques avec différents ateliers tels que des chasses au trésor. Ces dernières permettent à l’enfant d’être en contact avec les aliments tout en stimulant leurs cinq sens. “On utilise les mécanismes de la perception sensorielle et alimentaire”, ajoute Sophie Nicklaus.

Ajouté à ces ateliers, l’Inrae travaille avec les cantines scolaires de Dijon afin qu’elles proposent plus de plats variés et végétariens. En effet, le milieu de la cantine est considéré comme étant un lieu d’apprentissage important. Des études ont déjà révélé que les plats végétariens étaient souvent plus appréciés que les plats carnés.

Afin de poursuivre dans une bonne transition alimentaire, les scientifiques s’orientent toujours vers le plaisir. Un bon fondement pour développer le goût chez les enfants, les adultes de demain.

*D’après une édition lancée par la Ligue contre l’obésité en 2020 dont les données ont été collectées par l’institut de sondage Odoxa sur un échantillon de 9 598 français âgés de 18 ans ou plus.

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