Africa-Press – Madagascar. L’annonce déjà faite au mois d’avril, lors de la première rencontre entre le président Andry Rajoelina et la Chief Executive Officier du Millennium Challenge Corporation (MCC), Alice Patterson Albright, a été reconfirmée le 15 décembre dernier. Madagascar est éligible au financement du Millennium Challenge Corporation (MCC), dans le cadre du fonds Millennium Challenge Accout (MCA).
Il s’agit d’un système établi par le congrès américain depuis 2004 afin de soutenir des pays à lutter contre la pauvreté et à avancer vers un développement durable. A la suite des événements politiques de 2009 qui correspondaient à la prise de pouvoir d’Andry Rajoelina au détriment de l’ancien président Marc Ravalomanana, le congrès américain a décidé de suspendre les aides et avantages au développement accordés jusqu’là. C’était le cas entre autres de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) ou encore du MCA.
Le MCC évalue les pays qui peuvent bénéficier de cette assistance sur la base de plusieurs paramètres qui conditionnent l’éligibilité au financement appelé « Millennium Challenge Account » (MCA). La bonne gouvernance, les opportunités d’affaires et l’attention portée aux ressources humaines sont autant de critères que le congrès américain prend en compte dans l’évaluation des pays qui prétendent à ce fonds qui s’élève à 500 millions de dollars. Mais depuis le mois d’avril jusqu’ici, il n’y a encore rien de concret dans cette annonce.
Une fois de plus, Alice Patterson Albright a félicité le gouvernement car Madagascar a reçu une bonne note grâce aux efforts qui ont été déployés par les dirigeants en matière de liberté d’expression, de politique commerciale, de politique fiscale, du droit foncier et d’accès à la propriété foncière, d’État de droit et des opportunités d’emplois. Ce, malgré les critiques des citoyens malagasy sur le leurre en matière de liberté d’expression puis que chaque manifestation d’expression risque toujours de se terminer en prison dans le pays, le cas des responsables de Transparency International-Initiative Madagascar (TI-IM) en dit long.
Quoi qu’il en soit, l’optimisme est de mise. « Cette éligibilité donne une nouvelle vision et renouvelle la confiance des États-Unis suite aux mesures que nous avons prises pour améliorer la gouvernance du pays et la lutte contre la corruption, ainsi que la liberté de parole et d’opinion. Si auparavant nous étions au rouge, grâce à nos initiatives nous sommes passés au vert aux yeux du MCC » a souligné le président Rajoelina.
Il a notamment évoqué la mise en place d’un centre Open Data favorisant la transparence dans la gestion des finances publiques. Cette opération a permis aux partenaires techniques et financiers, la société civile et les simples citoyens d’avoir accès et de contrôler les dépenses publiques. Le Chef de l’Etat a aussi évoqué l’adoption de la loi sur le recouvrement des avoirs illicites qui a conduit à la mise en place de l’Agence de recouvrement des avoirs illicites. Des dispositions jamais appliquées par les précédents régimes.
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