Africa-Press – Madagascar. Les fêtes de fin d’année sans dinde ou sans oie ne le sont pas, selon certaines croyances. Si l’on en tient compte, de nombreuses familles malgaches ne célébreront pas comme il se doit la fête de la Nativité et celle du nouvel An. Dans la capitale, la dinde coûte jusqu’à 300 000 ariary, surprenant même beaucoup de familles qui ont prévu de s’en offrir. Dans les périphéries, elle coûte 150 000 ariary alors que les oies s’achètent à 100 000 ariary minimum.
Ces tarifs ne sont que pour les fêtes, explique un marchand de volailles d’Isotry. C’est l’unique saison pour les éleveurs d’augmenter les prix et profiter un peu de la situation, puisqu’ils souffrent aussi des vicissitudes et de l’inflation galopante dans le pays qui les affectent beaucoup sur les prix des produits de première nécessité. Mais pour beaucoup, les prix de dinde sont trop exorbitants. Même si certains se sont préparés à ces fêtes plusieurs mois auparavant, ils ne peuvent finalement s’offrir le luxe hors de prix.
La hausse de prix des volailles et des oiseaux de basse-cour ne date pas d’aujourd’hui. Cela a toujours été le cas depuis que la situation financière des Malagasy s’est dégradée à cause de la pauvreté grandissante dans le pays, touchant la plus grande majorité de la population. C’est d’ailleurs, depuis ces temps-là que les Malagasy ne fêtent plus comme il se doit Noël et le nouvel An.
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