Andry Rajoelina défend la loi sur la castration

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Andry Rajoelina défend la loi sur la castration
Andry Rajoelina défend la loi sur la castration

Africa-Press – Madagascar. La loi sur la castration infligée aux auteurs de viol sur enfant continue à alimenter les débats notamment au lendemain de l’arrestation du présumé violeur, nommé Da-Willy.

Andry Rajoelina en déplacement depuis hier à Toamasina, avec son épouse, pour assister à la célébration de la Journée Internationale des Droits de la Femme, a défendu cette nouvelle loi visant à punir les violeurs d’enfants par la castration.

« Les victimes de violences sexuelles portent un fardeau qui les marque à vie, et il est impératif de garantir des sanctions à la hauteur de ces actes répréhensibles », a affirmé Andry Rajoelina hier dans son discours. La castration reste la seule peine acceptable face à ces crimes odieux, selon le président. Il reste ainsi engagé à promouvoir une législation plus stricte et des peines plus sévères pour dissuader toute forme de violence sexuelle, surtout à l’égard des enfants.

De son côté, l’Union Européenne à travers son ambassadrice à Madagascar, Isabelle Delattre, a émis des réserves par rapport à cette loi. « Je ne pense pas que la castration chimique ou la castration tout court soit une solution dissuasive pour les violeurs » a-t-elle déclaré il y a quelques jours.

Le projet de loi visant à introduire dans le Code pénal la castration chimique ou chirurgicale, à titre de sanction pour les criminels reconnus coupables de viol sur mineur a été adopté au mois de février par le parlement et validé il y a une semaine par la Haute Cour Constitutionnelle (HCC).

Si la société civile malgache reste prudente sur sa position face à ce sujet, Amnesty International dès la présentation du projet de loi à l’Assemblée nationale a affirmé son désaccord. « Procéder à la castration chimique ou chirurgicale, ce qui constitue un traitement cruel, inhumain et dégradant, à titre de châtiment contre les personnes reconnues coupables de viols sur mineurs n’est pas compatible avec les dispositions constitutionnelles malgaches contre la torture et les mauvais traitements, pas plus qu’avec les normes régionales et internationales relatives aux droits humains. », a déclaré Tigere Chagutah, directeur régional pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe à Amnesty International.

Ce dernier recommande que les autorités privilégient une approche centrée sur les victimes, qui leur donne des moyens d’action et leur permette de parler en toute sécurité, sans craindre d’être stigmatisées ni de subir des représailles, qui amène réellement les responsables à rendre des comptes et qui introduise les réformes nécessaires au niveau du système pénal pour que les victimes puissent avoir accès à la justice et à des recours en temps voulu.

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