Africa-Press – Madagascar. Les prix de l’or chez les collecteurs à la base sont élevés et équivalent même à ceux du marché international, ce qui pénalise les exportateurs légaux qui doivent payer des taxes plus élevées, tandis que les exportateurs illicites bénéficient de marges plus importantes. Le gramme avoisine actuellement à 300 000 ariary auprès des orpailleurs dont la plupart travaillent illicitement.
Les opérateurs miniers agréés qui sont au nombre de six actuellement, des géants du secteur or pour la plupart, ont exprimé leurs préoccupations lors d’une réunion avec le ministre des Mines, Olivier Rakotomalala, pour discuter des activités illicites de collecte et d’exportation d’or qui affectent négativement le secteur aurifère en pleine relance.
La surenchère des prix pratiquée par les collecteurs locaux peut atteindre des niveaux proches du prix international de l’or, ce qui pose un défi majeur pour les exportateurs légaux. Les exportateurs conformes aux normes légales doivent s’acquitter de taxes et de frais supplémentaires, rendant difficile leur compétitivité par rapport aux exportateurs illicites. Le ministre des Mines souligne la nécessité de régler ces problèmes de prix pour permettre aux opérateurs formels de rester compétitifs.
Pour lutter contre les activités illicites, des descentes sur le terrain seront intensifiées pour assainir les sites d’extraction et canaliser les flux illicites vers le circuit formel. L’État exige des exportateurs d’or de respecter des quotas d’exportation et de rapatrier les devises dans un délai donné, sous peine de perdre leur agrément.
Les efforts visent à accélérer les exportations d’or pour atteindre la quantité de 500 kilos, dans un délai de cent jours, en particulier dans des régions aurifères riches comme Betsiaka, Maevatanàna, Mananjary et Miandrivazo, en instaurant un cadre légal propice aux activités aurifères légales. Si les choses se déroulent dans la légalité, il est possible d’atteindre cet objectif en deux mois, a estimé le ministre des Mines.
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