Le Musée de la Photo : Libertalia, une République des Pirates à Madagascar

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Le Musée de la Photo : Libertalia, une République des Pirates à Madagascar
Le Musée de la Photo : Libertalia, une République des Pirates à Madagascar

Africa-Press – Madagascar. Pour la 54e édition du Café-histoire, ce samedi 9 juillet 2022, Alexandre Audard, intervenant ce jour-là, parlera de la mythique Libertalia : une République de Pirates à Madagascar.

Avancée dans le monde de la recherche, oui, Madagascar est sujet et objet de recherche. La Grande île occupe une place importante dans la géopolitique du Sud Ouest de l’Océan Indien, du continent noir. D’ailleurs, l’histoire en est témoin. La piraterie était un phénomène qui a marqué la mémoire de la région.

Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, les «Brigands sur mer» ont sillonné la Grande île, et y ont trouvé un endroit où implanter leur idéologie, Diego-Suarez. Une ville favorable, gâtée par la nature avec un paysage paradisiaque, un endroit prêt à accueillir des hommes soucieux de la liberté. Ces faits ont fait couler beaucoup d’encre.

Une occasion pour Alexandre Audard, doctorant en Histoire de l’Afrique à l’Université de Paris, de présenter son ouvrage éponyme qui retrace le passé et la grandeur de la piraterie dans la Grande île. Ses recherches se tournent vers la ville d’Antsiranana ainsi que sur les échanges et la circulation maritime au niveau de l’Océan Indien durant la période coloniale. Libertalia la légendaire, insaisissable tels les pirates qu’elle abritait, relève des contes au point que son existence même est contestée fréquemment. C’est en 1728 qu’un capitaine de vaisseau publie à Londres le récit d’équipages pirates, terreurs des mers, qui auraient fondé à Madagascar une république libertaire : Libertalia. L’utopie d’une république d’hommes libres, égaux, sans maître ni serviteur, un carrefour culturel fait écho auprès des puissances de l’époque et inquiète les monarchies. Controverses, témoignages et littérature… Des sujets qui tendent vers une réponse qui sera apportée ce samedi. Une chose est sûre : les forbans qui ont sillonné les mers des côtes malgaches n’ont pas fini de raconter leur histoire. Jusqu’ici, on ressent cette soif de liberté.

Ce n’est pas étonnant, c’est un héritage lointain. Cette période a façonné l’attitude de la ville. En somme, Diego-Suarez a sa spécificité.

Causeries conviviales, moments de partage et d’échange, les Café-histoires du Musée de la Photo font le bonheur des passionnés mais attirent aussi un public toujours en quête de connaissances. Une ou deux fois par mois, un intervenant présente un thème donné dans une ambiance détendue et chaleureuse.

Les Cafés-histoires s’inscrivent dans les missions fondamentales du Musée à savoir “Préserver et valoriser le patrimoine photographique malgache pour permettre aux Malgaches de s’approprier leur Histoire”. Les activités du Musée de la Photo qui sont ouvertes au public mettent surtout en avant les projections, dont 4 nouvelles : “Villégiature et tourisme”, “Industries des années 1960”, Dernières diligences d’Antananarivo” et “Lèpre” ainsi qu’une exposition “Or-Volamena-Gold” qui retrace le parcours du métal précieux à travers l’histoire de la Grande île.

Recueillis par Iss Heridiny

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