Conseil des ministres : le projet de loi de finances 2023 validé

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Conseil des ministres : le projet de loi de finances 2023 validé
Conseil des ministres : le projet de loi de finances 2023 validé

Africa-Press – Madagascar. Le projet de loi de Finances 2023 a été validé lors du dernier conseil des ministres tenu hier au Palais d’Iavoloha. Il devra être remis au parlement avant le 30 octobre prochain, conformément à la loi. Dans son communiqué, la présidence annonce des incitations fiscales et douanières pour attirer davantage les investisseurs dans le pays.

Ces mesures pourraient être un allègement fiscal voire une suppression des taxes dans les domaines concernés, notamment en matière de création d’entreprise, de construction d’infrastructures hôtelières ou d’importation d’équipements nécessaires au développement du tourisme (bateau de croisière, catamaran, montgolfière, parc d’attraction….).

La transformation de l’éthanol, pour obtenir de l’énergie, l’importation des équipements solaires ainsi que les exploitations agricoles comme l’achat de terrain agricole bénéficieront également de ces mesures fiscales et douanières.

Pour les secteurs sociaux prioritaires comme l’éducation et la santé, des mesures d’allègements fiscaux sont envisagées. Pour les établissements scolaires privés, ils étaient exempté d’impôts sur les revenus 2021 suite à l’épidémie de Covid-19.

La quasi-totalité des établissements d’enseignement privé s’est retrouvée en effet en difficulté et ont eu du mal à supporter le paiement de leurs impôts, d’où cette exemption en 2021. De nouvelles mesures devront ainsi figurés dans le projet de loi 2023.

Pour le secteur de la santé, des exonérations fiscales sur l’importation et la vente des médicaments, l’importation des matières premières nécessaires à la fabrication locale des médicaments sont attendues.

La communication de la présidence précise que ce budget a été élaboré conformément au cadre du Plan émergence Madagascar (PEM). Il aurait été élaboré au terme des ateliers organisés par le ministère de l’Economie et des Finances à travers le pays.

L’élaboration des PLF a été fortement critiquée ces dernières années, la société civile partant de son rôle de suivi et d’évaluation des politiques publiques a toujours souhaité apporté son eau au moulin en faisant part de ses recommandations mais force est de constater que leur demande de mise en place d’un plateforme de dialogue et d’échanges est resté lettre morte auprès de l’Exécutif.

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