Africa-Press – Madagascar. Une projection. Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, ministre de l’Économie et des finances est actuellement en mission en Corée du Sud pour participer à une réunion de haut niveau sur la transition énergétique et agricole. Cette réunion se passe entre plusieurs états africains, représentés par une trentaine de ministres africains, représentant leur département, pour la plupart, celui de l’Economie et des Finances ainsi que les experts, chercheurs et représentants du gouvernement Coréen. Pour cette année, les organisateurs de ce forum ont décidé de se tourner vers les nouveaux éventails de possibilités offerts par la transition énergétique. « Avoir un regard commun sur les enjeux de la transition énergétique et agricole », voilà ce qui est au cœur de cette 7e conférence Corée du Sud-Afrique qui se déroule actuellement à Busan. Un évènement qui cadre justement avec les projections de la Grande île, le pays qui s’achemine à un rythme plus ou moins soutenu vers cette transition. Toutefois, les enjeux restent de taille pour le continent africain pour migrer vers les énergies vertes et durables, surtout dans un contexte de changement climatique. Madagascar, évidemment, ne déroge pas à cette règle. « L’Afrique connaît un réel problème de manque de financement et de nombreux pays d’Afrique restent fortement exposés au changement climatique […] la Grande île est également exposée à ce phénomène alors que son émission de carbone est faible », évoque un communiqué du ministère de l’Economie et des Finances, rapportant les propos du Grand argentier. La question du financement était justement au cœur des discussions lors de la dernière COP (Conférence Of Parties) sur le climat à Sharm El-Sheikh en Égypte. Un sommet au cours duquel Madagascar avait plaidé pour le désengrenage des mécanismes de financement pour le Fonds vert pour le climat. Avec des empreintes carbone considérablement réduites par rapport à ceux des pays industrialisés du Nord, les pays du Sud subissent la crise climatique de plein fouet et se voient « obligés » de se conformer aux politiques de gestion de ce phénomène qui n’épargne plus aucun pays de la planète. La transition énergétique et agricole se montre alors comme modèle de résilience face à cette crise. Les pays africains suivent également le mouvement de houle.
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