Africa-Press – Madagascar. La situation politique actuelle suscite de vives préoccupations au sein du parti Tiako i Madagasikara (TIM). Dans une prise de position récente, la formation dirigée par l’ancien président Marc Ravalomanana a insisté sur le caractère définitif de la décision rendue par le Conseil d’État concernant l’élection du maire d’Antananarivo. Selon le parti, cette décision ne peut plus être remise en cause et doit désormais être appliquée.
Cependant, le TIM souligne qu’un vide de gouvernance persiste actuellement au niveau de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA). L’absence de responsable à la tête de la municipalité inquiète particulièrement les conseillers municipaux, qui évoquent une gestion désorganisée de la commune. Ces derniers signalent notamment des mouvements suspects de marchandises observés pendant la nuit et aux premières heures du matin, ce qui alimente les craintes d’irrégularités dans l’administration municipale.
Face à cette situation jugée préoccupante, le TIM appelle à mettre un terme immédiat à ces pratiques qu’il qualifie d’inacceptables. Le parti exhorte les autorités compétentes à intervenir afin de rétablir l’ordre et la transparence dans la gestion de la capitale.
Pour le TIM, l’enjeu dépasse le cadre local. Antananarivo occupe en effet une place particulière dans l’organisation administrative du pays en raison de son statut spécifique de capitale. « Si la capitale traverse une période d’instabilité, les répercussions peuvent se faire sentir à l’échelle nationale », avertit le parti.
Dans cette optique, la formation politique demande que le processus électoral pour la mairie d’Antananarivo soit relancé dans les plus brefs délais, conformément à la décision du Conseil d’État. Le TIM affirme être prêt à prendre part à cette élection dès qu’elle sera organisée.
Parallèlement, la dissolution récente du gouvernement accentue l’incertitude politique. Marc Ravalomanana rappelle qu’à l’heure actuelle, le pays se retrouve sans Premier ministre tandis que la capitale reste dépourvue de maire, créant une période d’attente qui suscite des inquiétudes.
L’ancien chef de l’État estime qu’il devient urgent de combler ces postes vacants afin d’éviter un blocage institutionnel prolongé. Il encourage également les citoyens et les responsables politiques à s’exprimer lorsqu’ils constatent des dysfonctionnements, tout en rappelant que l’intérêt supérieur de la nation doit primer sur les ambitions individuelles ou partisanes.
Dans ce contexte, le TIM appelle à accélérer la nomination d’un nouveau Premier ministre et la mise en place d’un gouvernement, estimant que ces mesures sont essentielles pour restaurer la stabilité politique et institutionnelle du pays.
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