Africa-Press – Madagascar. La polémique ne redescend pas dans la grande île suite aux révélations de la presse locale sur la nationalité française du président Andry Rajoelina. Possédant la nationalité française, il pourrait être inéligible selon la législation malgache. La haute cour constitutionnelle du pays a été saisie pour trancher cette question.
Andry Rajoelina va-t-il pouvoir se présenter à sa propre succession ? Alors que l’élection présidentielle occupe l’actualité de la grande île, la publication dans la presse malgache de la carte d’identité française du président a déclenché une polémique que l’exécutif peine à éteindre.
En effet, la loi est très claire, toute personne qui demande volontairement une autre nationalité perd automatiquement la nationalité malgache. Alors que le pouvoir avait d’abord avancé que le président l’avait acquise par son grand-père, ce qui ne fait pas perdre la nationalité malgache, il apparaît que le décret de naturalisation date en réalité de 2014 et avait été signé de la main de Manuel Valls. Une faveur qui aurait été attribuée en échange de son retrait temporaire de la vie politique afin de permettre au pays de tourner la page de la transition.
L’opposition demande la destitution du chef de l’Etat, et a demandé à la haute cour constitutionnelle de trancher. De son côté le pouvoir tente d’éteindre l’incendie, en minimisant les révélations.
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