ANDRY RAJOELINA – Les trois piliers du second mandat définis

14
ANDRY RAJOELINA - Les trois piliers du second mandat définis
ANDRY RAJOELINA - Les trois piliers du second mandat définis

Africa-Press – Madagascar. Andry Rajoelina trace les lignes directrices de son second quinquennat lors de son premier Conseil des ministres. Le social est en tête de liste.

Le social, l’industrie et la bonne gouvernance sont les trois piliers du second quinquennat de Andry Rajoelina. Il l’a déjà déclaré à maintes reprises pendant la campagne électorale et lors de son investiture au stade Barea. Mercredi dernier, ces trois piliers ont été actés en Conseil des ministres afin que ces derniers puissent agir en conséquence dans un souci de rapidité de réaction voulue par le Président réélu. Si, dans le premier mandat, il a priorisé les infrastructures, le capital humain sera l’épicentre de la politique du patron des Oranges pour ce nouveau quinquennat. Pour marquer le coup, il est descendu auprès des plus démunis peu de temps après sa réélection pour distribuer des lampes solaires comme promis lors de sa propagande. Ampefiloha, Isotry ou encore Andranomahery ont vu la présence du Président réélu pour les remercier de leur confiance mais aussi pour démontrer que, durant les cinq prochaines années, il sera au chevet des familles les plus pauvres pour essayer de rehausser leur niveau de vie.

Les «vary mora» sont de nouveau d’actualité pour aider les familles face à l’augmentation du prix du riz sur le marché et les ministres concernés ont été avisés afin qu’ils prennent les mesures qui s’imposent. D’un côté, le planning familial sera mis en avant avec les méthodes de contraceptions qui seront gratuites au niveau des hôpitaux d’État. Le ministre de la Santé publique est sollicité à agir afin que cela puisse être mis en place le plutôt possible. Le communiqué du Conseil des ministres stipule que « le ministre en charge de la Santé publique doit agir pour rendre immédiatement effectif cette gratuité des méthodes contraceptives. »

Plan de 100 jours

Les cents premiers jours de ce second mandat sont cruciaux et des résultats probants sont attendus par le président de la République. Malgré la démission collective du gouvernement, les ministres ont déjà des tâches car le développement du pays ne peut pas attendre l’arrivée du nouveau gouvernement. En somme, les prémices du développement seront visibles après cent jours. L’industrie et la création d’emplois sont aussi des chantiers majeurs que le nouveau régime se donne pour objectifs. Pour ce faire, des formations de trois mois seront données aux ménages afin qu’ils puissent se concentrer sur l’agriculture et l’élevage avec la technique « PFUMVUDZA » qui a déjà fait ses preuves dans plusieurs pays d’Afrique. Des terrains, dans le cadre du titre vert, seront donc mis à disposition du peuple tout en priorisant l’agriculture, l’élevage et la pêche. Grâce à la coopération des partenaires de la Grande île, des maisons préfabriquées seront en même temps données à ceux qui vont bénéficier des titres verts et après cinq ans, le titre de la propriété reviendra à ces bénéficiaires. Dans le but d’aider les jeunes et les femmes dans la recherche d’emploi, des formations seront organisées avec des formateurs expérimentés. Un plan national de la formation professionnelle sera aussi mis en place pour aider les jeunes.

La bonne gouvernance et la lutte contre la corruption constituent le troisième pilier du second mandat de Andry Rajoelina. La bonne gouvernance débute au niveau de la base. Pour cela, les membres du bureau des «fokontany» seront remodelés et il y aura l’instauration des comités «loharano» qui seront à la tête de la section sociale au niveau des localités. Ces comités seront dirigés par des fonctionnaires retraités et les aînés dans les «fokontany». Enfin, la distribution de nouveaux carnets se poursuit dans toute l’île avec le planning de déploiement qui commence le mois prochain. Concernant la lutte contre la corruption, une réactualisation du Système Anti-Corruption national et du fonctionnariat en général sera faite dans un souci de transparence dans la gouvernance du pays.

Pour plus d’informations et d’analyses sur la Madagascar, suivez Africa-Press

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here