Africa-Press – Madagascar. Malagasy first”. C’est le mot d’ordre sur lequel s’accorde le parti “Antoko politika madio” (APM) et le député Jean Brunelle Razafintsiandraofa, vice-président de l’Assemblée nationale.
Partant de cette ligne, l’APM présente l’élu d’Ikongo comme son candidat à l’élection présidentielle. La présentation de cette candidature a été faite durant une émission télévisée, hier.
“Nous partageons le même objectif, la même démarche qui donne la priorité aux malgaches. Les malgaches d’abord, Malagasy first”, déclare le député Razafintsiandraofa.
Outre le partage d’une même vision, Alban Rakotoarisoa, leader de l’APM, explique la décision de son parti de présenter un candidat à la course à la magistrature suprême par “la conviction que pour changer les choses, pour en finir avec la mauvaise gouvernance, il faut entrer dans le système”.
Sur ce point, justement, le député d’Ikongo indique que “la différence entre le rôle de parlementaire et celui de président de la République est qu’en tant que chef de l’Exécutif, on peut agir immédiatement pour changer ce qui ne va pas”.
L’intention du vice-président de la Chambre basse de s’aligner à la course à la magistrature suprême se chuchotait depuis quelques jours au sein du microcosme politique. La surprise est qu’il s’aligne sous la bannière de l’APM.
Cette candidature à la présidentielle, mais aussi sous les couleurs du parti “Antoko politika madio”, confirme que le divorce est consommé entre l’élu d’Ikongo et celle qui est désormais son ancienne famille politique.
Le député Razafintsiandraofa est, en effet, une des figures du parti “Tanora malagasy vonona” (TGV) et de la coalition présidentielle IRD. C’est avec le dossard orange qu’il a glané ses deux mandats de député, et son siège à la vice-présidence de l’Assemblée nationale, durant ce deuxième mandat.
La rupture entre l’élu d’Ikongo et les Oranges a été marquée par la tentative ratée de sa destitution du perchoir de l’institution de Tsimbazaza.
“La politique est un sujet mouvant. Lorsqu’on constate que les choses vont dans le mauvais sens, il faut changer”, s’explique-t-il.
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