Africa-Press – Madagascar. Le Comité de pilotage de la Concertation nationale pour la Refondation a tenu son premier atelier le 22 janvier 2026 au Palais d’État d’Iavoloha. Cette instance stratégique est mise en place plus d’un mois après la messe de lancement officiel de la Concertation nationale pour la Refondation, organisée au CCI Ivato. Une cérémonie qui avait suscité de nombreuses critiques, notamment en raison de l’invitation du FFKM, plateforme religieuse associée à l’ancien président déchu Andry Rajoelina, à cet événement solennel.
Le comité est présidé par le président de la Refondation de la République de Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina, qui occupe les fonctions de chef de l’État depuis octobre 2025, à la suite de la chute d’Andry Rajoelina. Cette précision est jugée essentielle par plusieurs observateurs, alors que des confusions avaient émergé après le lancement officiel, certains attribuant à tort la conduite du processus à l’ancien régime.
La mise en place du Comité de pilotage intervient ainsi dans un contexte politique encore sensible. À l’issue de la cérémonie du CCI Ivato, des voix critiques avaient dénoncé une récupération politique du processus de refondation, censé être inclusif et tourné vers l’intérêt général. Le rappel du rôle central du colonel Michaël Randrianirina vise à réaffirmer l’autorité institutionnelle qui encadre désormais cette démarche nationale.
La réunion du 22 janvier s’est tenue en présence de plusieurs acteurs clés, dont le Premier ministre, des membres du gouvernement, des hauts responsables de l’administration ainsi que des représentants du FFKM. Toutefois, aucune information officielle n’a filtré sur le contenu des discussions ni sur les décisions prises lors de cet atelier.
Malgré ce manque de communication, cette rencontre est perçue comme un signal encourageant. Elle est considérée comme une étape structurante dans la préparation et la coordination de la Concertation nationale pour la Refondation. Dans un climat encore marqué par le scepticisme, la dynamique enclenchée par ce comité pourrait ouvrir une voie constructive, à condition que la transparence, la clarté des rôles et l’inclusivité promises soient effectivement respectées dans les prochaines étapes du processus.
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