CE Qu’Il Faut Savoir
Les tensions diplomatiques entre Madagascar et la France se sont intensifiées suite à la déclaration de persona non grata d’un agent de l’ambassade française à Antananarivo. En réponse, la France a convoqué le chargé d’affaires malgache à Paris pour exprimer son mécontentement et a rejeté les accusations de déstabilisation. Les enquêtes sur cette affaire se poursuivent, avec plusieurs arrestations
Africa-Press – Madagascar. L’affaire de déstabilisation qui secoue Madagascar continue de raviver les tensions diplomatiques entre Antananarivo et Paris.
Suite à la décision du gouvernement malgache de déclarer « persona non grata » un des agents de l’Ambassade de France à Antananarivo, la réponse de la partie française ne s’est pas faite attendre.
D’après une communication faite par l’Ambassade ce mercredi 29 avril, le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a « convoqué mardi 28 avril le chargé d’affaires de l’ambassade de Madagascar à Paris pour protester vigoureusement contre la déclaration comme « persona non grata » d’un agent diplomatique de l’ambassade de France à Antananarivo ».
Le diplomate malgache a été signifié que « la France rejetait catégoriquement toute accusation de déstabilisation du régime de la Refondation de la République de Madagascar ».
Sur cette lancée, le gouvernement français qualifie les accusations d’ « infondées », mais également d’ « incompréhensibles compte tenu du soutien constant et concret apporté par la France, en lien avec ses partenaires internationaux depuis octobre 2025 au processus de la Refondation, en tant qu’il s’efforce de répondre aux aspirations légitimes exprimées par le peuple de Madagascar et notamment sa jeunesse », selon les précisions.
Enfin, la France « appelle les autorités de Madagascar à maintenir un dialogue constructif, à la hauteur de la relation bilatérale et dans l’intérêt de nos deux pays ».
Ces nouvelles tensions avec Paris pourraient expliquer la nomination d’un nouvel ambassadeur en France parmi les cinq nominations faites au cours du conseil des ministres tenu dans la soirée du mardi 28 avril. Ce poste resté vacant depuis près d’un an est désormais occupé par Rabemahefa Michel.
Du côté des autorités malgaches, les enquêtes dans le cadre de l’affaire de déstabilisation à Madagascar se poursuivent. Très tard dans la soirée du 28 avril, le Ministère de la justice a annoncé la détention préventive d’un ressortissant français dénommé Guy Barret. Douze autres suspects malgaches, dont un colonel de l’Armée, ont déjà été incarcérés dans le cadre de cette affaire.
Les relations entre Madagascar et la France ont toujours été complexes, marquées par des périodes de coopération et de tensions. Depuis l’indépendance de Madagascar en 1960, la France a conservé une influence significative sur l’île, notamment à travers des liens économiques et culturels. Cependant, des incidents diplomatiques, comme la récente déclaration de persona non grata, rappellent les défis persistants dans cette relation bilatérale, exacerbés par des accusations de déstabilisation et des tensions politiques internes.





