La digitalisation comme un levier dans la lutte contre la corruption

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La digitalisation comme un levier dans la lutte contre la corruption
La digitalisation comme un levier dans la lutte contre la corruption

Africa-Press – Madagascar. Améliorer le service public d’un côté et renforcer la lutte contre la corruption d’un autre. La digitalisation qui a été au cœur de l’atelier de thématique entrant dans le cadre de l’élaboration de la nouvelle Stratégie nationale de la lutte contre la corruption (SNLCC) qui s’est ouvert hier à Antanimena, est incontournable. Stéphanie Delmotte, ministre du Développement numérique, des Postes et des télécommunications comme Sahondra Rabenarivo, présidente du Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI) l’admet.

Les participants à cet atelier qui se poursuit encore ce jour s’accordent à dire que la digitalisation « peut devenir un levier puissant dans la lutte contre la corruption ». L’Organisation Internationale de la Francophonie qui appuie cet atelier le confirme en soulignant qu’un système d’état civil solide est la base de l’accès aux droits fondamentaux. En effet, un système d’état civil bien géré favorise non seulement la confiance des citoyens, mais il constitue également un rempart contre les abus et les dérives.

Concrètement, la digitalisation de l’état-civil permet de faciliter le suivi des activités de chaque citoyen, et de permettre à l’Etat et à l’administration de l’accompagner, comme cela réduit aussi la manipulation humaine des informations de base et réduira forcement les risques de corruption qui peut régner à tous les niveaux.

La digitalisation offre des outils inestimables pour assurer la traçabilité des données. « Elle réduit les risques de falsification et d’usurpation d’identité, et permet une meilleure gestion des informations », a martelé la ministre chargée du développement numérique.

En intégrant ces technologies dans le processus d’élaboration de la nouvelle SNLCC, Madagascar peut renforcer sa capacité à prévenir et à combattre la corruption, conformément aux engagements pris dans la convention des Nations-Unies contre la corruption, qui dispose dans son article 5, relatif aux politiques et pratiques de prévention de la corruption, alinéa 3 que: « Chaque État Partie s’efforce d’évaluer périodiquement les instruments juridiques et mesures administratives pertinents en vue de déterminer s’ils sont adéquats pour prévenir et combattre la corruption ».

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