PRÉSIDENTIELLE – Les partenaires internationaux prennent acte des résultats

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PRÉSIDENTIELLE - Les partenaires internationaux prennent acte des résultats
PRÉSIDENTIELLE - Les partenaires internationaux prennent acte des résultats

Africa-Press – Madagascar. Dans un communiqué publié, hier, l’UE, l’OIF et sept pays affirment prendre acte des résultats définitifs de la présidentielle. Autrement dit, ces partenaires de la Grande île approuvent le verdict des urnes.

Une reconnaissance mesurée. En substance, telle est la portée du communiqué signé par la délégation de l’Union européenne (UE), l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), ainsi que les ambassades des États-Unis, d’Allemagne, de la France, du Japon, de la Corée du Sud, de la Suisse et du Royaume-Uni. Le texte a été publié immédiatement après la proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle par la Haute Cour Constitutionnelle (HCC), hier.

Cette missive publiée, hier, peu avant midi, confirme et officialise, le message non-verbal que la forte délégation du corps diplomatique a voulu faire passer par sa présence durant l’audience solennelle, à Ambohidahy. “Les présents signataires, partenaires internationaux de Madagascar, prennent acte de la publication par la HCC des résultats définitifs de l’élection présidentielle du 16 novembre proclamant vainqueur monsieur Andry Rajoelina”, affirme-t-elle d’entrée. Sans le dire directement, avec cette missive, les signataires du communiqué d’hier acquiescent ainsi l’issue de la course à la magistrature suprême.

“Les partenaires de Madagascar réaffirment leur engagement à travailler avec le Président élu et à accompagner le peuple malgache sur la voie d’un développement durable et inclusif, dans un climat de paix et dans le respect des droits humains”, ajoutent-ils dans leur missive. Ce communiqué de presse raisonne comme un désaveu des revendications de ceux qui contestent la crédibilité du processus électoral, dont le Collectif des candidats.

Restaurer la confiance

Ce dernier, justement, a sollicité à plusieurs reprises les signataires de la missive d’hier, afin qu’ils appuient leur revendication. À savoir, la recomposition de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), la mise en place d’une Cour électorale spéciale (CES), la révision du cadre légal des élections et la mise sur la touche de Andry Rajoelina.

Mardi, les désormais anciens candidats à la présidentielle ont, une nouvelle fois, rencontré les diplomates signataires du communiqué d’hier. Ils leur ont présenté “une feuille de route de sortie de crise politique et institutionnelle”. Elle prévoit une période “d’intérim”, allant jusqu’à juin, où devrait être reportée l’élection présidentielle selon cette proposition. Durant cette parenthèse, Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale, jouerait le rôle de chef d’État par intérim, et “un gouvernement de consensus” sera érigé.

Le communiqué publié, hier, torpille, cependant, les intentions portées par le Collectif. Les signataires de la missive concèdent, néanmoins, que “le contexte politique est tendu”. Que “des tensions et des incidents” ont émaillé le processus électoral. Ils affirment alors qu’il “appartient au chef de l’État nouvellement élu, avec toutes les forces vives du pays et les institutions concernées, de prendre les mesures à même de restaurer un climat de confiance propice au dialogue, notamment, dans la perspective des élections législatives et municipales à venir”.

La missive souligne, par ailleurs, que “ces mesures devraient notamment prendre en compte les recommandations récurrentes des missions électorales nationales et internationales en vue de renforcer le cadre juridique et électoral”.

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