Société civile : « L’insécurité menace la sécurité des lanceurs d’alerte»

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Société civile : « L’insécurité menace la sécurité des lanceurs d’alerte»
Société civile : « L’insécurité menace la sécurité des lanceurs d’alerte»

Africa-Press – Madagascar. Dans un communiqué remis à la presse, les ONG Transparency international-Initiative Madagascar, Alliance Voahary Gasy et INDRI ont fait savoir qu’Angélique Decampe est la présidente de l’association communautaire « Razany Vohibola », qui cogère la forêt de Vohibola, située près du canal des Pangalanes , en collaboration avec la Direction Régionale de l’Environnement et du Développement Durable (DREDD) de Toamasina.

D’une superficie d’environ 2800 Ha, la forêt de Vohibola, qui fait partie du domaine privé de l’Etat, abrite une faune et une flore endémiques d’une grande richesse. On peut notamment y trouver le plus petit caméléon et la plus petite grenouille du monde. Toujours d’après le communiqué, « Angélique et son mari Stéphane, hôteliers de profession, sont très attachés à la forêt de Vohibola et se sont depuis longtemps engagés personnellement dans sa protection. Ils dénoncent régulièrement des coupes illégales de bois, du charbonnage illicite et du commerce illégal de lémuriens par des trafiquants qui, pour commettre leurs méfaits, n’hésitent pas à brûler la forêt. En retour, ils sont régulièrement menacés par ces trafiquants, qui font parfois l’objet d’arrestations, mais rarement de condamnation par la justice. Cette situation d’impunité les met en danger, ainsi que les autres membres de l’association « Razan’ny Vohibola », et contribue à améliorer les destructions dans ladite forêt ». À cet effet, les ONG susmentionnées ont déclaré que nous « soutenons l’association « Razan’ny Vohibola », l’insécurité menace la sécurité des activistes et des lanceurs d’alerte environnementaux ».

Cadre juridique. Toujours est-il que le procès d’un présumé braconnier arrêté lors d’une descente de la DREDD dans la forêt de Vohibola pour des faits de charbonnage illicite aura lieu ce jour. Par ailleurs, les trois entités membres de cette société civile de déclarer aussi que « pour éviter que d’autres défenseurs et lanceurs d’alerte comme le défunt Henri Rakotoarisoa ne subissent des représailles pour leur action en faveur de la protection de l’environnement, nous enjoignons la justice à punir sévèrement les criminels environnementaux ». En outre, à elles de réitérer que l’adoption d’un cadre juridique de protection des défenseurs des droits humains et des lanceurs d’alerte dans le pays est plus urgente que jamais.

Recueillis par Dominique R

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