Africa-Press – Mali. Sous l’impulsion de Mme DOUMBIA Mariam TANGARA, ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, le Conseil des Ministres a validé, ce vendredi 13 février 2026, une communication écrite capitale: la nouvelle Politique Nationale d’Assainissement (PNA), assortie de son Plan d’actions 2026-2030. Ce virage stratégique marque la volonté des autorités de la Transition de faire du cadre de vie un pilier du développement durable au Mali.
Depuis 2009, le Mali s’appuyait sur une politique pionnière déclinée en cinq stratégies (déchets solides, liquides, spéciaux, eaux pluviales et transfert de compétences). Si ce cadre a permis d’obtenir des résultats appréciables, l’évolution démographique, l’urbanisation galopante et les changements institutionnels récents imposaient une mise à jour profonde. L’heure n’est plus seulement à la gestion des déchets, mais à une vision intégrée et sécurisée de l’assainissement.
Cette nouvelle politique ne se contente pas de corriger les lacunes du passé ; elle s’inscrit directement dans la trajectoire du référentiel « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et de la Stratégie nationale pour l’Émergence (2024-2033).
L’objectif est clair: garantir à chaque Malien l’accès à des services d’assainissement adéquats et équitables. Pour ce faire, la politique s’articule désormais autour de cinq axes stratégiques conçus pour répondre aux défis contemporains, notamment la résilience face aux changements climatiques et la modernisation des services de base.
L’innovation majeure réside dans la mise en œuvre de cette vision à travers des cycles quinquennaux. Le premier plan, couvrant la période 2026-2030, fixe des objectifs chiffrés et des priorités opérationnelles pour les cinq prochaines années.
Parmi les priorités, on retrouve:
-La sécurisation des filières de traitement: Passer de la simple collecte à la valorisation des déchets.
-Le renforcement des Collectivités territoriales: Donner les moyens réels aux communes de piloter l’assainissement local.
-L’équité sociale: Réduire les disparités entre les zones urbaines et rurales en matière d’accès aux infrastructures.
En adoptant ce document, le Gouvernement réaffirme que la santé publique et la protection de l’environnement sont indissociables. Cette nouvelle politique nationale promet non seulement d’assainir nos villes et nos campagnes, mais aussi de poser les jalons d’une économie verte créatrice d’emplois pour la jeunesse malienne. Le défi est désormais celui de la mobilisation des ressources et de l’engagement citoyen pour faire de ce plan une réalité tangible.
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