Africa-Press – Mali. Le Conseil des Ministres, sur rapport du ministre des Mines, a franchi une étape clé pour la pérennité de l’industrie extractive nationale en adoptant le projet de décret portant renouvellement du permis d’exploitation de la Société des Mines de Loulo (SOMILO S.A.). Cette décision assure la poursuite des activités sur l’un des sites les plus emblématiques du Cercle de Kéniéba.
L’aventure minière de Loulo a débuté officiellement le 2 avril 1993 avec la signature d’une convention d’établissement entre l’État malien et la SOMILO. Le permis initial, octroyé en février 1996 pour une durée de 30 ans, arrivait à échéance.
Au fil des décennies, le projet a connu une croissance spectaculaire. Initialement limité à 48 km2, le périmètre d’exploitation a été étendu à trois reprises pour atteindre aujourd’hui une superficie totale de 261,225 km2, témoignant du potentiel géologique exceptionnel de cette zone.
Ce renouvellement s’appuie sur une nouvelle étude de faisabilité rigoureuse réalisée par la société BARRICK Mining Corporation. Les conclusions de cette expertise sont particulièrement encourageantes pour l’économie nationale:
-Mines souterraines: Des réserves économiquement exploitables garanties sur 16 ans.
-Mines à ciel ouvert: Une exploitation viable sur 6 ans.
-Capacité de production: Une prévision annuelle brute de 420,92 kilo-onces d’or.
Ces chiffres confirment que Loulo demeure un pilier central de la production d’or au Mali, capable de générer des revenus substantiels pour l’État et de maintenir des milliers d’emplois.
Conformément aux dispositions du Code minier en vigueur, la SOMILO S.A. a introduit sa demande de renouvellement après avoir démontré la viabilité technique et financière de la poursuite de ses opérations. En réponse, le Gouvernement a validé un renouvellement pour une période de 10 ans, alignant ainsi la durée du permis sur les cycles de planification stratégique du secteur.
Au-delà de l’aspect industriel, la poursuite de l’exploitation à Loulo représente un enjeu majeur pour le Cercle de Kéniéba. Ce renouvellement garantit la continuité des programmes de développement communautaire et le renforcement du contenu local, conformément à la vision des autorités de la Transition de faire de la mine un levier de prospérité pour les populations riveraines.
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