Politique l : Passe d’armes entre Choguel et les « enfants démocrates »

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Politique l : Passe d’armes entre Choguel et les « enfants démocrates »
Politique l : Passe d’armes entre Choguel et les « enfants démocrates »

Africa-Press – Mali. Après une sortie malheureuse contre et pour le moins inappropriée contre les « enfants démocrates », le Mouvement démocratique est vent débout. Lors d’une rencontre avec des chefs coutumiers, le chef du gouvernement a déclaré : « le seul et indiscutable bilan légué au pays par la démocratie est la floraison des associations et des partis politiques ». Il n’en fallait pas plus pour déclencher la colère des leaders des partis et associations nés après l’avènement de la démocratie.

Mme Sy Kadiatou Sow qui a été la première à dégainer : « Notre association condamne fortement ces propos de Choguel K. Maïga qui s’inscrivent dans sa logique de défense du régime qui a prématurément freiné l’élan patriotique de construction nationale de Modibo Kéita », a indiqué la présidente de l’Adéma-Association dans un communiqué écorchant au passage le régime de Moussa Traoré qui a dirigé le pays pendant 23 ans et dont l’actuel Premier ministre se réclamerait. Une vingtaine d’années de gestion qui n’auraient servi à rien selon Mme Sy affirmant haut et fort que : « … parmi toutes les pages de l’histoire du Mali indépendant, celles des trois dernières décennies devraient être déchirées et jetées à la poubelle ».

En exhortant tous les « démocrates » à redoubler de vigilance et de détermination pour défendre et faire prévaloir « les valeurs, les acquis de la démocratie chèrement conquise au Mali », Kadiatou Sow a été très bien entendue dans son appel puisque tour à tour, le Parena et l’Adéma-PASJ ont pondu des textes. « Le Parena invite les Maliennes et les Maliens, les démocrates de tous horizons, tous ceux qui sont épris de liberté et de justice, tous les acteurs et héritiers de mars 1991 à se rassembler pour mettre en échec les projets de restauration, en cours, de l’ordre ancien ; de la falsification et la réécriture de l’histoire du Mali », a déclaré pour sa part Tiébilé Dramé avant que Marimantian Diarra ne dénonce avec véhémence et s’en prenne à ceux qu’il qualifie de nostalgiques de la « dictature militaire incarnée par le général Moussa Traoré et son parti unique, l’UDPM.

Après ces différentes répliques, le Premier ministre qui n’a plus bronché va-t-il continuer à faire le dos rond ou bien va-t-il ouvrir encore la brèche pour que la passe d’armes continue ? Alassane Cissouma

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