Africa-Press – Mali. Le conseil militaire au pouvoir au Mali a tenu une réunion d’urgence dans la capitale Bamako, sous la présidence du président de transition, Assimi Goïta, pour évaluer la situation sécuritaire dans le pays, suite à la montée des attaques menées par des groupes armés ces derniers jours.
Cette réunion a eu lieu après l’attaque qui a visé le camp de l’armée malienne dans la région de « Dioura » au centre du pays, le 10 septembre, dont le bilan, selon les dernières données, s’élève à plus de 110 militaires tués, avec un grand nombre d’autres capturés, ainsi que l’attaque qui a ciblé la zone de l’aéroport de « Sévaré » le samedi 19 septembre, utilisant des drones kamikazes.
Le camp de « Dioura » est l’une des principales garnisons militaires de l’armée malienne au centre du pays, et l’attaque a entraîné de lourdes pertes parmi les forces déployées sur place. Suite à l’attaque, des membres du « Groupe de soutien au islam et aux musulmans », lié à Al-Qaïda, ont saisi des armes lourdes et légères, ainsi que des quantités de munitions et d’équipements.
Le site, après l’attaque, semblait complètement abandonné, en raison de l’absence de soldats de l’armée régulière et d’éléments du « V Corps africain » russe, ce qui ouvre la voie à une éventuelle réorganisation du déploiement militaire au centre du pays.
Aucun communiqué officiel n’a été publié à l’issue de la réunion d’urgence présidée par Goïta, mais sa tenue s’inscrit dans un contexte de pressions sécuritaires croissantes sur les forces maliennes, notamment dans les régions centrales du pays, après les pertes subies par l’armée lors de l’attaque de « Dioura » et l’attaque subséquente sur la zone de l’aéroport de « Sévaré ».





