Africa-Press – Mali. Les groupes armés terroristes alignés sur l’État islamique (EI) ont multiplié les opérations ciblant les forces de sécurité, les groupes d’autodéfense et les civils dans les régions de Gao et Menaka, en particulier à proximité de la réserve naturelle d’Ansongo-Menaka.
Dans le même temps, malgré la présence de bases françaises et de la coalition G5 Sahel dans le nord du Mali, l’activité terroriste dans cette partie du pays ne diminue pas.
Rappelons que l’aliance G5 était composée du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad et était « un cadre institutionnel de coordination et de suivi de la coopération régionale en matière de politiques de développement et de sécurité.
» Mais cette organisation a été accusée à plusieurs reprises d’être contrôlée de l’extérieur. Par conséquent, les autorités maliennes ont décidé de se retirer de la G5. De plus, le gouvernement malien estime que la coalition est contrôlée très probablement depuis la France.
Comment expliquer autrement le fait que le chef du Tchad n’ait pas transféré les pouvoirs de la présidence de la Coalition au Mali, qui devait avoir lieu en février de cette année.
Par ailleurs, c’est Mahamat Idriss Déby Itno, soutenu par la France, qui a appelé les autorités maliennes à revenir dans la coalition. Il est possible que la situation sécuritaire instable au Mali profite aux Français au moment où la mission Barkhan est en cours de redéploiement au Niger.
Ainsi, les militaires français montrent qu’après leur départ, l’armée malienne (FAMa) ne sera pas en mesure de faire face à la menace terroriste toujours croissante. Aussi, l’insécurité peut être utile dans le cas où une présence militaire dans un pays doit être justifiée.
Ainsi, en ce moment, les missions militaires de Barkhane, de la MINUSMA et des forces de la coalition G5 Sahel sont dans le pays, mais la population malienne subit toujours des attentats terroristes dans les zones contrôlées par ces forces.
Cependant, les FAMa mènent avec succès des opérations pour neutraliser les terroristes et leurs bases. Au cours des six (06) derniers mois, l’armée malienne a neutralisé des centaines de terroristes, alors qu’en neuf (09) ans de présence, la mission Barkhan ne peut se vanter de tels chiffres.
Le maintien de l’instabilité est l’une des principales activités des pays occidentaux sur le continent africain. Les autorités militaires maliennes comprennent que la menace terroriste ne peut être neutralisée qu’en contrôlant pleinement leur territoire et leur espace aérien.
Les deux derniers points étaient impossibles à mettre en œuvre en raison des accords de défense avec la France. Par conséquent, les autorités maliennes ont mis le cap sur l’obtention de la pleine souveraineté du pays.
La diversification des partenaires, le renforcement de l’armée, l’achat de nouveaux équipements militaires, la lutte active contre le terrorisme, tout cela s’inscrit dans la feuille de route du Mali.
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