Africa-Press – Mali. Le Conseil Malien des Chargeurs (CMC) tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué officiel publié ce mardi, l’institution dénonce une rétention massive de conteneurs vides sur le territoire malien, une situation qui menace directement l’approvisionnement du pays et la crédibilité des opérateurs économiques nationaux.
La fluidité du commerce extérieur du Mali est-elle en péril? C’est la question qui préoccupe aujourd’hui le sommet de la chaîne logistique malienne. À la date du 2 février 2026, le constat est alarmant: plus de 4 000 conteneurs vides n’ont toujours pas été restitués aux armateurs par les chargeurs, transporteurs et transitaires maliens.
Ce blocage massif a fait l’objet d’une réunion de concertation stratégique tenue à Dakar le 20 janvier dernier entre les représentants des lignes maritimes et les services extérieurs maliens.
Les chiffres révélés lors de cette rencontre illustrent l’ampleur du problème:
-2 800 conteneurs pour la compagnie MSC ;
-700 conteneurs pour HAPAG-LLOYD ;
-Plusieurs centaines d’autres unités pour diverses compagnies internationales.
Pour le Conseil Malien des Chargeurs, cette rétention prolongée ne reste pas sans conséquences. Elle provoque une raréfaction critique de l’équipement logistique au Port de Dakar, point d’entrée vital pour les marchandises destinées au Mali.
« Les conteneurs constituent un outil stratégique. Leur rétention nuit gravement à la fluidité de notre commerce extérieur », rappelle le CMC.
Au-delà des perturbations de l’approvisionnement, le risque est aussi financier et contractuel. Les armateurs menacent désormais de durcir les conditions d’exploitation pour les opérateurs maliens (augmentation des cautions, frais de surestaries, etc.), ce qui pourrait renchérir le coût de la vie pour le consommateur final.
Face à cette urgence, le Président du CMC invite fermement tous les détenteurs de conteneurs vides (personnes physiques ou morales) à procéder à leur restitution sans délai au Port de Dakar, conformément aux engagements réglementaires.
Par ailleurs, un second avertissement concerne les marchandises en souffrance. À ce jour, 304 conteneurs chargés sont toujours bloqués au Port Autonome de Dakar. Le CMC exige leur enlèvement immédiat par leurs propriétaires au plus tard le 24 février 2026.
Passé ce délai, l’institution prévient qu’aucune dérogation ne sera accordée. Le Président du CMC souligne qu’il compte sur le sens des responsabilités et la coopération de tous les acteurs pour dénouer cette crise qui pèse sur la souveraineté logistique du Mali.
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