Africa-Press – Mali. Le ministre malien de la Défense, le général Sadio Camara, aurait été tué samedi lors d’une attaque au véhicule piégé contre sa résidence à Kati, près de Bamako, rapportent plusieurs médias internationaux citant des sources sécuritaires, sans confirmation officielle à ce stade.
L’attaque, survenue samedi dans la ville de Kati, à une quinzaine de kilomètres de la capitale, aurait été menée par un kamikaze à bord d’un véhicule piégé. La déflagration aurait entièrement détruit la résidence du ministre.
Une incertitude majeure demeure sur son sort. Samedi, les autorités avaient affirmé que le ministre n’avait pas été blessé, tandis que des témoins faisaient état d’importants dégâts matériels sur sa résidence.
L’assaut de Kati s’inscrit dans le cadre d’une vague d’attaques coordonnées, qui a frappé le Mali tout au long de la journée de samedi.
Tôt dans la matinée, des affrontements ont éclaté simultanément dans plusieurs régions stratégiques. Autour de Bamako, des tirs nourris ont visé le camp militaire de Sénou, près de l’aéroport international. Des assauts ont également été rapportés à Sévaré (centre), ainsi qu’à Gao et Kidal, dans le nord du pays.
Dans le Nord, le Front de libération de l’Azawad (FLA), une alliance rebelle dirigée par des Touaregs, a affirmé tard samedi avoir pris le « contrôle total » de la ville de Kidal. Le groupe assure avoir réduit les soldats maliens et les « mercenaires russes de l’Africa Corps » à « une petite poche de résistance résiduelle ».
Le FLA a déclaré avoir mené cette opération « en partenariat avec le Jnim », un groupe militant affilié à Al-Qaeda.
Face à ces développements, le gouvernement de transition a affirmé samedi soir avoir contenu les assauts et neutralisé plusieurs assaillants, déclarant la situation « totalement sous contrôle ». Les autorités ont fait état d’un premier bilan provisoire de 16 blessés parmi les civils et les soldats, sans communiquer de chiffres officiels sur les pertes en vies humaines ni sur l’ampleur des dégâts matériels.





