Africa-Press – Niger. Au Niger, plus d’un mois après le coup d’État, les sanctions qui touchent le pays continuent d’affecter le monde économique. En cette fin de mois, les fonctionnaires étaient particulièrement inquiets quant au versement de leurs salaires. Mais il semblerait que la situation soit en train de se débloquer, au moins partiellement.
« Le paiement des salaires a commencé », révèle Djibril Idrissa, secrétaire général de la Confédération démocratique des travailleurs du Niger. Selon une source proche de la junte, « les salaires ont quelques jours de retard, mais ils devraient être versés d’ici au 4 septembre ».
Un autre interlocuteur connecté aux milieux bancaires précise cependant que « certaines banques seulement ont payé, celles qui ont peu de clients fonctionnaires ». Pour régler les salaires, l’État demande généralement des avances aux banques, avant de les rembourser plus tard.
Ces versements sont particulièrement attendus par la population. Les prix des denrées alimentaires se sont stabilisés, mais à des très hauts niveaux : 19 000 francs CFA le sac de riz par exemple, contre 11 000 avant le coup d’État. « Les clients se font de plus en plus rares sur les marchés, raconte un habitant de Niamey, l’économie est au ralenti. »
Il y a quelques jours, l’ONU appelait à « un pont aérien pour les acteurs humanitaires ». « Pour certains produits, alerte l’organisation, les stocks nationaux seront épuisés dès le mois de septembre. » En conséquence, dans un courrier daté du 25 août, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) appelait le Nigeria, dont la frontière avec le Niger est fermée, à « faciliter l’accès humanitaire au pays ».
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