Africa-Press – Niger. Le Niger a officiellement demandé son retrait de la Cour pénale internationale, après avoir annoncé cette décision il y a neuf mois avec ses alliés, le Mali et le Burkina Faso, considérant que la cour est « un nouvel outil de répression coloniale aux mains de l’impérialisme ».
La Cour pénale internationale a confirmé mardi avoir reçu le 18 juin un « document de retrait » du Niger, dirigé par Abdrahmane Tiani à la tête de son conseil militaire. La cour a précisé que la demande prendra effet le 18 juin 2027, soit un an après sa notification.
La cour a également indiqué avoir reçu le 18 juin un « document de retrait » du Niger, qui est dirigé par Abdrahmane Tiani à la tête de son conseil militaire.
Le Niger a officiellement déposé sa demande de retrait de la Cour pénale internationale, comme l’a annoncé la cour, après neuf mois depuis l’annonce de cette démarche avec ses alliés, le Mali et le Burkina Faso.
Ces pays avaient annoncé leur retrait de la Cour pénale internationale en septembre de l’année dernière, considérant que celle-ci est « un nouvel outil de répression coloniale aux mains de l’impérialisme ».
Les trois pays, situés dans la région du Sahel, sont gouvernés par des régimes militaires qui ont accédé au pouvoir par des coups d’État entre 2020 et 2023, suite à la détérioration de la situation sécuritaire, politique et économique des gouvernements pro-occidentaux depuis plus de deux décennies.
La cour a précisé que la demande prendra effet le 18 juin 2027, soit un an après sa notification. Le communiqué a souligné la nécessité pour le Niger de respecter ses engagements envers la cour jusqu’à cette date.
La Cour pénale internationale a déclaré dans son communiqué: « Bien que l’adhésion aux traités ou le retrait de ceux-ci reste un droit souverain des États en vertu du droit international, nous regrettons toute décision de retrait du processus collectif visant à mettre fin à l’impunité pour les crimes internationaux les plus graves ».
Le communiqué de la Cour pénale internationale n’a pas mentionné le Mali ou le Burkina Faso. Ces trois pays font face à des actes de violence meurtriers perpétrés par des groupes armés liés à Al-Qaïda et à l’État islamique, ainsi qu’à des forces de sécurité occidentales.
La Cour pénale internationale a été fondée en 2002, et sa mission est de juger les auteurs des crimes les plus graves, tels que les crimes de guerre, lorsque les États manquent de volonté ou de capacité à le faire eux-mêmes.
La cour compte actuellement 125 États membres. Les États-Unis et l’entité israélienne ne font pas partie de ces pays.





