Africa-Press – Niger. Le Premier ministre, M. Ali Mahaman Lamine Zeine, a accordé deux audiences, hier jeudi 26 mars 2026, à son cabinet. Il s’est d’abord entretenu avec le Haut représentant du président de la Commission de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel (MISAHEL), Dr Mamadou Tangara, puis avec une délégation marocaine conduite par la présidente de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle, Mme Latifa Akharbach.
Au sortir de la première audience, Dr Mamadou Tangara, accompagné du ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur, M. Bakary Yaou Sangaré, a indiqué avoir rendu compte au Premier ministre des discussions fructueuses qu’il a eues avec différentes personnalités rencontrées. Il a félicité le peuple nigérien pour sa résilience et a appelé à travailler ensemble afin de créer dans la région un nouveau cadre de dialogue, de concertation et de coopération, notamment entre l’AES et la CEDEAO.
« Aujourd’hui, l’AES est une réalité indéniable et il est clair que nous faisons face à une nouvelle génération de leaders. Il faut savoir adapter nos mentalités et prendre en compte la nécessité d’entamer un dialogue, dans le respect de la dignité des uns et des autres », a déclaré le Haut représentant du président de la Commission de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel. Dr Mamadou Tangara a par ailleurs annoncé une visite prochaine du président de la Commission de l’Union Africaine dans les pays de l’AES pour échanger avec les autorités.
La présidente de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle du Maroc, Mme Latifa Akharbach, reçue en seconde audience par le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine, a expliqué que sa visite au Niger, sur invitation du président de l’Observatoire National de la Communication (ONC) du Niger, s’inscrit dans le cadre du renforcement de la solidarité agissante et constante entre le Maroc et le Niger. Le domaine de la régulation des médias, a-t-elle indiqué, mérite d’être pleinement intégré dans la dynamique de coopération entre les deux pays.
« Il est essentiel que la perspective africaine en matière de régulation des grandes plateformes numériques globales soit entendue. Nous, régulateurs du Maroc, du Niger et d’autres pays, sommes prêts à faire valoir nos droits culturels, nos spécificités institutionnelles ainsi que les attentes de nos citoyens », a-t-elle déclaré. Pour elle, l’Afrique dans son ensemble doit faire preuve de vigilance dans ce secteur stratégique. « La technologie numérique a introduit de nouvelles opportunités d’expression, d’action et de créativité, mais elle a également engendré des risques devenus systémiques, des menaces pour la cohésion sociale de nos sociétés africaines, pour l’intégrité de nos processus démocratiques et électoraux, ainsi que pour nos valeurs culturelles, socle de l’âme africaine », a-t-elle conclu.
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