Atelier de Formation sur les Systèmes d’Alerte Précoce

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Atelier de Formation sur les Systèmes d'Alerte Précoce
Atelier de Formation sur les Systèmes d'Alerte Précoce

Africa-Press – Niger. Le Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire organise depuis, ce lundi 27 Avril 2026, à Niamey, et à travers sa Direction Générale de la Protection Civile (DGPC), un atelier technique de formation des formateurs sur la connaissance des risques pour les systèmes d’alerte précoce multi-aléas (SAP-MR).

Cette initiative vise à renforcer la compréhension des participants, issus de plusieurs départements ministériels, et tous membres du centre opérationnel de veille, d’alerte et de conduite de crise (COVACC), sur les risques, leurs interactions et leurs impacts.

L’organisation de la présente rencontre a eu l’accompagnement technique du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR).

C’est le Secrétaire Général Adjoint du Ministère en charge de l’intérieur M. Abdoulkader Garba Moussa qui a présidé la cérémonie d’ouverture, en présence notamment du Directeur Général de la protection civile le Colonel-major Boubacar Bako, des représentants des partenaires et des responsables des institutions nationales représentées au sein du COVACC, dont le Directeur Général de l’Agence Nigérienne de Presse (ANP) M. Dalatou Malan Maman.

« Il convient de (…) souligner que notre pays, à l’instar de nombreux autres, est confronté à une diversité de risques naturels et anthropiques qui ont pour noms: inondations, sécheresses et risques sanitaires. Ces aléas, souvent imprévisibles et parfois simultanés, mettent à rude épreuve la résilience de nos communautés et de nos infrastructures », a indiqué le secrétaire général du Ministère de l’intérieur dans son discours d’ouverture de l’atelier.

Dans un tel contexte, a poursuivi M. Abdoulkader Moussa, le développement de systèmes d’alerte précoce efficaces, inclusifs et adaptés constitue une priorité absolue.

«Mais un système d’alerte performant ne peut exister sans une connaissance approfondie et intégrée des risques», a-t-il expliqué, justifiant «C’est précisément tout l’enjeu de cet atelier qui vise à renforcer notre compréhension des aléas, leurs interactions et leurs impacts».

Selon cet officiel nigérien, cet atelier, le deuxième du genre en une semaine, offre un cadre privilégié pour: renforcer les compétences techniques des acteurs nationaux pour les analyser et interpréter la connaissance des risques dans un contexte multi-aléas ; faciliter l’appropriation des outils, cadres méthodologiques et référentiels de l’UNDRR, notamment le Manuel sur l’utilisation de la connaissance du risque pour les SAP multi-aléas ; et développer les capacités des futurs formateurs à relier la connaissance des risques aux décisions d’alerte et à l’action précoce, en cohérence avec les mécanismes nationaux existants.

Au demeurant, a-t-il laissé entendre «je voudrais insister sur un point essentiel: la connaissance multi-aléas ne doit pas rester théorique. Elle doit être traduite en actions concrètes, en outils opérationnels et en mécanismes d’alerte accessibles à tous, notamment aux communautés les plus vulnérables ».

Il a en outre fait savoir que le présent atelier de formation des formateurs, consacré au renforcement des capacités des ressources humaines engagées dans la prévention et la gestion des risques de catastrophes, s’inscrit dans la vision de la gouvernance sécuritaire nationale.

«II permettra de former des compétences nationales (…) dans la connaissance et l’analyse des risques, d’une part, et, d’autre part, sur l’utilisation des outils et référentiels du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes pertinents à la réduction des risques de catastrophes» , a indiqué l’autorité Nigérienne.

Conçue autour de l’objectif fondamental qui vise à assurer la sécurité des populations contre les catastrophes de toute nature à travers des systèmes d’alertes précoces d’ici à 2027, « l’initiative mondiale Alerte précoce pour tous» présente, selon lui, un intérêt majeur pour les plus hautes autorités du pays, au premier rang desquelles, il a cité le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani et le Premier ministre, M. Ali Mahamane Lamine Zeine.

«C’est pourquoi, j’invite l’ensemble des participants à tirer le meilleur profit des enseignements qui seront dispensés afin que vous soyez en mesure de transmettre à votre tour les connaissances acquises», a-t-il conclu.

Intervenant à son tour, le Directeur Général de la Protection Civile, a tout d’abord rappelé que « conformément aux instructions du Général de Division Mohamed Toumba Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du Territoire visant à renforcer les capacités du personnel interministériel qui arme le COVACC, la connaissance des risques a été identifiée comme une des capacités fondamentales pour assurer les missions » qui sont de plusieurs ordres.

Parmi celles-ci, le Colonel-major Boubacar Bako a cité le fait d’assurer la permanence de l’analyse des risques majeurs identifiés sur le territoire national, qu’ils soient intentionnels ou accidentels ; d’informer en permanence le Ministre chargé de la Protection Civile ainsi que les autres ministres concernés ou encore d’anticiper, réagir et suivre l’évolution des évènements susceptibles d’affecter durablement la vie collective, en mesure si nécessaire, d’engager ou d’anticiper l’envoi de renforts significatifs dans une ou plusieurs régions touchées.

Et, «si nécessaire, traiter les événements susceptibles d’affecter durablement la vie collective, de façon globale en environnement interministériel », a-t-il ajouté.

Selon ce haut responsable de la protection civile, «la connaissance des risques, couvre l’analyse des aléas, l’exposition, la vulnérabilité, les impacts potentiels, les pertes et les dommages, ainsi que la gouvernance des données, constitue le Pilier 1 de l’Initiative mondiale « Alertes précoces pour tous » et du Cadre de Sendai ».

Aussi, a poursuivi le haut gradé des Forces Armées du Niger (FAN), dans le cadre de l’initiative alerte précoce pour tous du Secrétaire Général des Nations-Unies, le Niger est sur la dynamique du renforcement de ses capacités humaines, techniques et matérielles pour un système d’alerte précoce performant en vue de réduire significativement l’impact des aléas sur les enjeux.

« Ainsi, faut-il le rappeler, l’initiative Early Warnings for All (EW4All), vise à garantir que chaque personne soit protégée par des systèmes d’alerte précoce multirisques d’ici 2027. Et que cette initiative fournit un cadre stratégique pour renforcer la prévention et la résilience face aux risques climatiques », a-t-il rappelé.

Cet atelier ouvert ce lundi 27 Avril devait se poursuivre jusqu’au jeudi 30 avril.

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