Africa-Press – Niger. Les gouvernements du Kenya, de l’Ouganda et de la Tanzanie ont présenté leurs budgets pour l’exercice financier 2026-2027, dans un contexte de pressions économiques croissantes dues aux conséquences de la guerre en Iran et à l’augmentation des coûts de l’énergie, du transport et des engrais. Les pays de la région cherchent à trouver un équilibre entre le soutien à la croissance économique et le contrôle des niveaux de la dette publique.
Les économies de l’Afrique de l’Est sont parmi les plus touchées par les perturbations des marchés mondiaux de l’énergie, en raison de leur forte dépendance aux importations de combustibles et d’engrais. La hausse des prix a conduit les institutions internationales à abaisser leurs prévisions de croissance économique pour la région cette année.
Au Kenya, le gouvernement a averti que la poursuite des perturbations géopolitiques pourrait entraver les efforts de réduction du déficit budgétaire, alors que Nairobi s’efforce de maintenir une politique d’austérité après des années d’accumulation de dettes. Le Kenya a demandé un soutien d’urgence à une institution financière internationale pour faire face aux chocs économiques causés par la guerre en Iran et la hausse des prix du pétrole.
En Ouganda, le gouvernement prévoit une forte croissance économique dans les années à venir avec le début imminent de la production pétrolière commerciale, qu’il considère comme une source principale de revenus pour améliorer la situation des finances publiques. En Tanzanie, le nouveau budget se concentre sur l’augmentation des dépenses de développement et d’investissement tout en maintenant la stabilité des indicateurs financiers, dans le cadre des efforts du gouvernement pour stimuler la croissance économique et améliorer les infrastructures.
Les nouveaux budgets reflètent les inquiétudes croissantes concernant la poursuite de la hausse des prix de l’énergie mondiale, le pétrole Brent ayant augmenté d’environ 31 % depuis le début de la guerre en Iran, ce qui a entraîné une augmentation des coûts d’importation et des pressions inflationnistes dans de nombreux pays africains importateurs de combustibles.
Les analystes estiment que la capacité des gouvernements de l’Afrique de l’Est à maintenir la stabilité financière au cours de l’année prochaine dépendra de l’évolution des prix du pétrole mondial et de leur succès à renforcer les revenus locaux tout en réduisant leur dépendance à l’emprunt, alors que la région fait face à des défis simultanés, notamment l’augmentation du service de la dette et le ralentissement de la croissance mondiale.





