Gestion des déchets à Niamey: Chérif Omar, un éboueur (portrait)

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Gestion des déchets à Niamey: Chérif Omar, un éboueur (portrait)
Gestion des déchets à Niamey: Chérif Omar, un éboueur (portrait)

Africa-PressNiger. « Il n’y a pas de sous-métier », dit un adage populaire. Chérif Omar, un jeune éboueur âgé de 18 ans de la ville de Niamey puise toute sa force de travail.

Alors que beaucoup de personnes négligent et méprisent le travail de collecte de déchets, Chérif, lui, y trouve plus qu’un simple gagne-pain, mieux un métier décent.

« J’exerce ce métier depuis plus de 4ans. Actuellement, je travaille en collectif avec plusieurs camarades. C’est parce que nous sommes bien organisés que nous avons pu acquérir nos propres matériels aratoires », confie Cherif Omar.

Pour ce qui est des grands matériels comme les charrettes, « on les loue avec un monsieur au Marché Katako en raison de 1500 francs CFA par semaine et par charrette », se réjouit-il.

Selon ce professionnel, leurs tarifs d’évacuation de déchets varient selon les quartiers, expliquant que ce qui peut être payé dans les quartiers modestes, peut être le double ou le triple dans les quartiers ‘’nantis’’.

« Notre rémunération varie selon les quartiers. Par jour, je peux gagner entre 1000 francs CFA à 1500fr », précise-t-il.

Selon ce jeune collecteur de déchets, leur corporation ne dispose pas jusque-là de syndicat, mais le secteur sait bien défendre ses intérêts.

« Nous n’avons pas de syndicat ; mais quand il s’agit de défendre nos intérêts, nous choisissons une personne de référence parmi nous, selon son sérieux, pour nous représenter au niveau des autorités, ou partout où le besoin se fait sentir», indique Cherif Omar.

Selon lui, l’un des problèmes majeurs que lui et ses camarades rencontrent, c’est l’insuffisance et l’éloignement des décharges.

« Le seul problème qu’on a, c’est les endroits pour déverser les ordures. Les populations vivant à côté des décharges nous empêchent parfois de déverser, arguant que nous rendons insalubres et invivables leurs cadres de vie et bloquons les passages », rapporte le jeune éboueur.

Aussi, mentionne-t-il, « au niveau de la mairie, nous n’avons pas de problème avec eux. La seule chose que nous attendons d’eux, c’est de nous trouver un endroit où l’on peut verser les ordures sans avoir de problèmes avec les populations riveraines des décharges », souhaité.

Malgré le fait que le travail d’éboueur soit mal vu dans la société, il reste, tout de même, l’un des métiers les plus indispensables à l’amélioration de conditions de vie, notamment les conditions sanitaires des populations à Niamey.

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