Entre l’UA et le Niger, comment Azali Assoumani veut jouer les prolongations

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Entre l’UA et le Niger, comment Azali Assoumani veut jouer les prolongations
Entre l’UA et le Niger, comment Azali Assoumani veut jouer les prolongations

Africa-Press – Niger. En marge du 37e sommet des chefs d’État de l’UA, qui s’est tenu à Addis-Abeba les 17 et 18 février, le président comorien, qui a passé la main à la tête de l’organisation, souhaite jouer un rôle au Niger. Il s’en est ouvert à Mahamadou Issoufou.

Le mandat d’Azali Assoumani à la tête de l’Union africaine (UA), qui s’est achevé le 18 février à Addis-Abeba, a été particulièrement actif. Le président comorien a fait de cette mission un tremplin pour se positionner sur la scène internationale. Et, alors que le Mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani vient de lui succéder, il tient à ne pas complètement raccrocher.

Libérer Bazoum

En marge du sommet des chefs d’État, il s’est ainsi entretenu le 18 février, durant 1h30, avec l’ancien président nigérien Mahamadou Issoufou, invité surprise du sommet. Officiellement, leur entretien visait à faire un point sur l’avancée du projet de Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), dont ce dernier est le « champion de l’UA. » Mais ils ont surtout discuté du Niger.

Selon nos informations, Azali Assoumani, qui a de très bonnes relations avec Mohamed Bazoum, souhaite travailler à la libération du président déchu, détenu depuis le putsch du 26 juillet à Niamey. D’ailleurs, en tant qu’ex-président de l’UA, il est possible qu’il obtienne un mandat officiel d’un an, si toutefois son successeur Ghazouani décidait de le nommer rapporteur spécial auprès de la Commission de l’UA sur la question du Niger.

De son côté, Mahamadou Issoufou, qui a également profité de ce rendez-vous pour se plaindre « d’être accusé à tort d’avoir plongé son pays dans l’instabilité », lui a demandé de « contribuer aux efforts de paix ». Toujours selon son entourage, Azali Assoumani souhaite proposer au plus vite « un calendrier précis » pour le démarrage « d’un dialogue inclusif ».

La colère de Goïta et Traoré

Cette rencontre entre les deux hommes aurait dû avoir lieu à Niamey, mais le président comorien n’avait pu effectuer le déplacement, officiellement pour des raisons de calendrier. En tant que président de l’UA, ce dernier a tenté de s’impliquer dans les crises au Sahel. Il aurait d’ailleurs dû se rendre à Bamako et Ouagadougou en août dernier. Mais Assimi Goïta et Ibrahim Traoré avaient fait savoir à l’entourage d’Azali Assoumani, par la voix de leurs conseillers, qu’ils annulaient in extremis sa venue.

Ce dernier, tout comme d’autres de ses homologues, avait en effet décidé de ne pas apparaître lors de la traditionnelle photo de famille prise le 27 juillet lors de l’ouverture du sommet Russie-Afrique à Saint-Pétersbourg, provoquant la colère des deux dirigeants du Mali et du Burkina Faso.

Du 23 au 25 juin 2023, il s’était en revanche rendu à Conakry, où il avait rencontré le président de la transition, Mamadi Doumbouya. Ce dernier avait exprimé son souhait que l’UA joue les arbitres entre la Guinée et la Cedeao. Azali Assoumani lui avait demandé que le calendrier soit respecté, avec un délai de 19 mois maximum jusqu’à l’élection présidentielle.

Source: JeuneAfrique

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